Concernant la vente des légumes-racine, la proportion de la demande en LAVÉS augmente sur notre ferme, notamment par la RHF (Restauration Hors Foyer). Soucieux d’efficacité comme de confort au travail, le Biau Jardinier a, au cours de ses 10 premières années d’installation, pas mal investi en matériel pour ce secteur. Et le résultat est au rendez-vous.

Cette démarche lui a été facilitée
- par son installation sous forme de reprise : d’une ferme très bien équipée pour le travail du sol installée dans un bâtiment – bioclimatique – bien conçu pour le maraîchage diversifié,
- par son choix de consacrer du temps et de la disponibilité d’esprit à chercher puis aller immédiatement chercher – là où ils sont disponibles, éventuellement assez loin – des matériels d’occasion à bas prix adaptés à ses besoins,
- par la conscience de potentiel besoin de compétences artisanales pour réfections ou adaptations,
- par son adaptabilité : toute machine nouvelle entraine la modification physique de l’espace de travail (donc temps de réflexion, essais, modification électriques, etc…)
- par l’acceptation anticipée du fait que c’est le marché qui peut décider de l’ordre des investissements (et certains peuvent être « stockés » (à l’abri) en attendant la suite, ou la réalisation d’un projet,
- par la conviction que si elle n’est « que » progressive, toute amélioration est acquise dès sa mise en place.
L’avantage de tous ces choix personnels étant que l’augmentation de l’efficacité et du confort de travail de tous sur la ferme permet rapidement aussi celle des ventes, et rapprochent donc la possibilité d’investir ensuite dans des outils plus performants tout en gardant un endettement raisonnable.
Préparer les commandes de légumes lavés,
dans l’idée, c’est « tout simple » :
il suffit, dans un local à l’abri des intempéries et équipé d’eau et électricité, de faire passer, comme illustré par la photo ci-dessous, des carottes terreuses du palox de récolte dans des emballages rangés sur palette.

Mais en réalité, c’est une ligne
qui n’est d’ailleurs physiquement pas forcément droite : chez nous depuis cette année, çà se passe grosso-modo « en rond ». Bien sûr en plusieurs étapes.
- manutention du palox pour vider le légume
- dans le déterreur
- l’amener dans la laveuse
- éliminer les rebuts par le tri
- réaliser la pesée demandée
- et en remplir l’emballage prévu
- en fin ranger le résultat avant la vente.
Pour que les légumes passent de l’une à l’autre de ces 7 activités sans reprise manuelle, le voyage se fait
- soit par tapis élévateurs
- soit par l’inclinaison des machines.
1/ La tête retourneuse
Après quasi « un bail » (agricole = 9 ans) de manutention manuelle

avec l’aide ergonomiquement efficace d’un basculeur électrique

dont il avait constaté lors d’un voyage organisé par Agribio 69/42 chez les maraîchers québécois que c’était une bonne idée (dont des collègues locaux pouvaient eux aussi « profiter »)

le Biau Jardinier avait investi dans une tête retourneuse achetée d’occasion chez les Grébert,

et que Gilles (l’un des 2 Boss Grébert) a adaptée sur le chariot de manutention électrique que Matthieu avait acheté d’occasion… chez les Grébert. Quelques infos historiques dans la note ici => [1]en remplacement du chariot à gaz d’occasion – pas satisfaisant à l’allumage – qui avait remplacé le vieux chariot à essence et moteur de R8 que le Biau Jardinier Canal … Continue reading.
La tête retourneuse, c’est quoi ? C’est l’outil peint en rouge et fonctionnant avec l’hydraulique du chariot

qui est installé sur le mât du chariot élévateur électrique pour y recevoir – lui – les fourches. Un système de serrage hydraulique entre
- en bas des buttées munies de caoutchouc, et
- en haut une paire de pinces…

… réglables en hauteur.

garantit le maintien du palox. En position classique de transport bien sûr, mais aussi, quand, grâce à l’hydraulique, la tête retourneuse fait son mouvement rotatif, et penche le palox

à la hauteur et avec l’inclinaison choisies.

La tête retourneuse est installée sur le chariot élévateur depuis un moment pour plusieurs manutentions, dont gestion des déchets de culture d’endive. C’est confortable, et tend à remplacer le basculeur partout où il a la place de travailler. La tête retourneuse trouve à aider encore mieux le travail des Biaux Jardiniers dans la ligne de préparation et lavage de légumes actuelle avec la trémie de bonne dimension

de la machine suivante :
2/ le déterreur.
Cet outil a été l’investissement « préparation lavage » de l’hiver 2025 / 2026. Le déterreur est composé d’une trémie, d’un tapis de montée, et… de rouleaux déterreurs. Il a bénéficié d’un article decriptif ce printemps, accessible en cliquant sur la photo de sa pièce « principale », les rouleaux annelés à écartement et vitesse réglables.
Le déterreur est une des machines de préparation des légumes à être montée sur roulettes.
- C’est pratique pour tester des modes d’organisation de la ligne de travail,
- c’est facile pour l’ajuster pile poil au matériel suivant,
- et aussi, çà préserve l’avenir et les évolutions de l’organisation.
Les pieds sont réglables en hauteur, on peut donc ajuster finement pour que le bec de sortie du déterreur mène les légumes directement juste à l’entrée de
3/ la laveuse à tambour
sans autre besoin qu’un simple bout de chevron (de production locale et indemne de tout traitement) qui évite que quelque carotte refuse de prendre son bain (d’eau potable, comme l’impose la règlementation).

Ça va bien. Les légumes trempent dans l’eau, la rotation du cylindre les brasse délicatement.

Comme bien d’autres machines, la laveuse a été achetée d’occasion. Elle avait une petite dizaine d’années. Elle est raccordée au circuit d’eau potable de la ferme.

La sortie est protégée par une grille pour éviter que des mains imprudentes

prennent le risque de hâter la sortie des légumes propres qui en descendent.

C’est une machine assez simple de conception comme de réalisation, bien sûr construite pour résister à l’eau. Après quelques années de travail chez eux, une des courroies d’entrainement a cassé. Les Biaux Jardiniers ont remplacés les deux avec l’aide de l’incontournable Jean-Charles, mécano Sornayou qui se déplace autant que de besoin sur la ferme. Pour voir comment ils s’y sont pris, cliquer sur la photo.
En sortie de laveuse, les légumes continuent leur trajet vers la table de tri puis la peseuse pondérale.
(À suivre !)
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| ↑1 | en remplacement du chariot à gaz d’occasion – pas satisfaisant à l’allumage – qui avait remplacé le vieux chariot à essence et moteur de R8 que le Biau Jardinier Canal Historique avait récupéré – d’occasion bien sûr – dans la fin des années 80 (1900, hein !). Mais bon, l’histoire du chariot électrique, çà sera pour un autre article, après un peu d’archéologie… |
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