Bien sûr, ce qui a plu ne suffira jamais. Bien sûr la baisse de température plusieurs jours a fait le plus grand bien. Bien sûr, les dégâts réels sur le milieu ne se verront avec quelques certitudes que dans au moins une année.
Bien sûr…
Mais les haies et les arbres de la ferme en semblent cependant un peu « rasséréné-e-s », du moins aux yeux des Biaux Jardiniers qui les croisent, les longent, les observent, les hument, etc… quotidiennement, et avec amour (bien sûr) mais peu d’eau fraîche, hélas. Mais sur certains points, c’est moins pire qu’on pouvait le craindre : la superbe floraison qui s’était déployée sur les aubépines au printemps a pu se transformer, malgré sècheresses et canicules, en une fructification correcte,

en bord de Seille comme ailleurs où il en subsiste. Les oiseaux qui, eux, et contrairement à de nombreux secteurs économiques (voire de loisir de plein air) ne bénéficient pas d’une protection règlementaire ou financière particulière de soutien face aux conséquences néfastes de la crise climatique pour leur survie en verront leur alimentation et leur vie un peu facilitées.
C’est l’automne qui arrive, du moins les colchiques, une bonne dizaine de jours plus tôt que les dernières années, mais vraiment très peu nombreuses dans leurs « coins » habituels.

Au jardin, les Biaux Jardiniers continuent
les « grosses » récoltes
notamment chez les courges. Le potimaron orange a un rendement et un calibre bien satisfaisants.

Du côté butternut, même satisfaction.

Mais toutes les variétés de la gamme ne sont pas encore rentrées.
Les premières plantations de céleri-rave sont récoltées, et plusieurs expéditions BioÀPro pour la restauration hors foyer ont été faites, en temps et heure selon le planing organisé à l’automne dernier.

C’est très satisfaisant pour « le mental » paysan de constater que le travail de toute l’équipe, l’organisation du plan de culture et leur suivi attentif ont cette année aussi permis de tenir les engagements pris au planing de BioÀPro pour honorer les commandes des cuisines. D’autant plus satisfaisant dans un contexte météo comme législatif plutôt « hostile » peut on dire (poliment).
Qui dit « carrés » récoltés dit
reprise de planches
pour y incorporer les résidus de culture,

ameublissement de l’ensemble du profil avec le cultibutte et – après éventuel faux-semis pour détruire les adventices levées –

semis d’un mélange d’engrais vert hivernant.

Mélange made in Biau Jardin de Grannod d’engrais vert diversifié et hivernant parce que, oui, bien sûr, on se dit que peut-être, dans quelques mois, ce sera l’hiver. Et qu’il fera froid. Et humide. Peut-être. Zarbi, hein !?
Mais pour l’instant, il fait pas mal chaud, et peut-être que cet automne sera chaud, alors, côté composition du mélange, le Biau Jardinier risque quelques essais. Pour ne pas « mettre tous ses œufs » dans un mélange lent et résistant au gel, il tente donc de ménager la chèvre et le chou. Et on verra bien quoi c’est que çà va donner. On con,statera en novembre si il y a une bonne piste d’avenir à creuser…
Binages, buttages, etc…
L’entretien des cultures continue bien évidemment, çà n’est pas le moment de se laisser déborder. Matthieu a – notamment mais pas que – biné les derniers fenouil de plein champ.

Il a de nouveau passé la barre porte outils (notre fameuse BPO dont on peut lire l’histoire et même la généalogie dans cet article) en y montant les disques et le buttoir. Pour – élémentaire mon cher Watson – butter les poireaux. Dans les carrés – très hétérogènes – de ce légume important puisque consommé durant de nombreux mois, on peut dire « clairement » :
« ce qui est pas chouette, c’est vraiment pas chouette, ce qui est joli, c’est plutôt joli ».

Biner ou butter avec la BPO est un travail possible seul, mais au début de chaque épisode, çà peut être bien d’avoir de l’aide : pour déplacer les lignes d’arrosage sur les premières planches binées juste à côté d’elles. Condition « sine qua non » (comme on dit en latin de tribunal) pour pouvoir biner ou butter partout sans « oublier » une planche sous chaque ligne d’arrosage. Ce jour là, c’est Myke qui a été mobilisé pour la manip.

Partout au jardin la saison suit son cours. Vu tout ce qu’ils ont subi depuis leur plantation, certains choux s’en sortent pas mal.

Pour ceux que nous avons dû détruire et re-planter, c’est la météo de l’automne qui décidera… Donc « on verra ».
Sous tunnel
de l’engrais vert de sorgho a été incorporé.

Dans la serre bio-climatique,
çà se calme : les séries de plants sont moins nombreuses en cette saison, et il y a cette semaine encore une série de salades, et une de fenouil à aérer, surveiller et arroser.

Parce que bien sûr, et tout partout dans nos cultures de légumes,
on continue d’arroser,
(navet et radis d’hiver en photo ci-dessous). Bien sûr avec des restrictions d’horaire. Bien sûr avec, en plus des conduites enterrées, lignes déplaçables, arroseurs, etc… etc… un fort investissement [1]en partie subventionné, dans la généralisation de la programmation de tous ces arrosages.

Et souvent quand ils voient ce spectacle, les Biaux Jardiniers se disent que c’était quand même une bonne idée, ce choix décidé il y a plusieurs décades pour leur ré-installation d’aller dans un lieu
- peut-être moins idyllique que ce qui pouvait être rêvé,
- dans une Bresse traditionnellement humide avec brouillards et
- sans doute moins densément habitée de consommateurs bio,
- obligeant donc évidemment à rouler plus longtemps pour vendre
- ET
- à coup sûr issu d’un histoire maraîchère sur des terres adaptées
- certainement doté d’un circuit collectif d’arrosage.
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| ↑1 | en partie subventionné |
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