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Paillage du fumier en tas pour meilleur compostage

photo du tas de compost débâché que 2 tracteurs couvrent de paille pour l'enrichir

L’arrêt pendant un temps des tournées du retourneur d’andains de la Cuma Compost 71 avait accentué un défaut du fumier que les Biaux Jardiniers avaient acheté : il manquait de paille. Manquait…à notre avis de maraîchers recherchant une fermentation rapide en tas, hein ! parce que l’éleveur, lui, – qui constate que la paille lui revient cher à produire et stocker comme à acheter et se faire livrer – a bien évidemment un autre point de vue. Ce qui se comprend, et s’accepte quand ça arrive, bien sûr.

Mais la fermentation n’a logiquement pas été ce que nous en attendions : l’élévation de température du tas n’a pas été assez rapide et élevée pour détruire la capacité germinative des graines d’adventices présentes dans le fumier, la fermentation n’a pas été assez intense pour entamer la réorganisation de la matière organique.

Le Biau Jardiner En Chef a donc décidé

  1. d’y ajouter quelques tonnes de paille comme carburant,
  2. puis de l’incorporer-aérer-mélanger au tas par le prochain passage du retourneur d’andains.

 

C’est Romi qui est venu avec sa pailleuse pour réaliser l’étape 1 avec Matthieu.

  • La pailleuse, c’est une machine constituée d’un cylindre rotatif muni au fond d’une hélice.
  • Romi, c’est un être humain qui fait des blagues si vite que le chargé de comm’ appuie trop tard sur le bouton de l’appareil photo.

photo de la pailleuse vide et ouverte Romi marche à côté

  • Matthieu, c’est l’être humain qui, avec le plus que trentenaire mât lève-palette (détails), va chercher les bottes de paille approvisionnées préventivement à l’entrée de la parcelle, pas loin du tas.

 

photo de Matthieu transportant une botte avec le mât dans le pré

Et qui les monte dans la pailleuse, dès qu’elle est prête.

photo de Matthieu manipulant une botte ronde de paille avec le mât lève-palette

C’est à dire dès que Romi a ouvert la pailleuse et enlevé « ce qui reste »

photo de la pailleuse ouverte et à l'arrêt Romi enlève une brassée de paille

de paille et l’a mise sur le tas.

photo de Romi vidant un reste de paille sur le tas Matthieu prêt à amener une botte

Alors, guidé par Romi, Matthieu recule la botte « en face » de la pailleuse et… attend, calmement,

photo de la botte présentée dans la gueule de la pailleuse

pour que Romi ait le temps de couper le filet sur toute la largeur avec son couteau-serpe.

photo de la botte au filet coupé par le couteau serpe des mains de Romi

Parce que oui, on enlève le filet, ça n’est pas un trop bon fertilisant… « même-surtout » après passage dans un outil en rotation puisque, en plus, ça n’est pas un très bon lubrifiant…

photo de la botte présentée dans la gueule de la pailleuse

Reste à basculer le mât lève-palette en entrant la botte,

photo de Romi guidant la botte dans la pailleuse

et la retenir quand Matthieu s’en va.

photo de Romi retenant la botte dans la pailleuse au départ du mât lève-palette

Après avoir donné un demi-tour à la pailleuse, on peut accéder au filet qui était en dessous

photo de Romi qui tire le filet de la botte

et on enlève tout çà

photo du filet partiellement pris dans la porte grillagée de la pailleuse

plus ou moins facilement, parce que bien sûr, le filet et la porte grillagée ont bien le droit de s’enlacer, des fois !

photo de Romi qui saute bras tendus pour décrocher un filet pris à la porte

Ensuite on referme la porte et on continue d’un bon pas.

photo de Romi retournant dans son tracteur

On retourne là où on s’était arrêté de pailler le tas,

une botte ronde est déchiquetée en tournant dans la pailleuse et répartie sur le compost

et on continue « tant qu’il y en a », d’un côté comme de l’autre

photo de la paille déchiquetée en cours de répartition sur le tas allongé de fumier

en bas comme au dessus, régulièrement réparti, la paille assez coupée.

photo proche de la paille coupée et répartie sur le tas allongé de fumier

Le but étant de répartir le nombre de bottes prévu. Et en fin, on a re-bâché à nouveau le tas pour le protéger des pluies.

photo du tas couvert de paille puis d'une bâche plastique sur fond de prairie envahie d'eau

Et les filets des bottes, écartés et rangés en tas au fur et à mesure ? Romi voulait les emmener sur sa ferme… en stock pour une prochaine manif 🙁 Mais il les a laissés sur place. Les Biaux les emmèneront à la collecte sélective !

Reste donc à attendre le prochain passage du retourneur qui incorporera la paille (de façon assez homogène on pense). En espérant que les lieux seront praticables, parce que pour l’instant, entre des terres qui ont gelé gorgées d’eau, puis le dégel, et maintenant bien des pluies, prés et prairie commencent à disparaître sous l’eau. ET dans la desserte de la ferme, rien ne « porte ». Lors de la dernière livraison de racines d’endives du groupement, la remorque du poids lourds a glissé pas loin (rayer la mention inutile)

  1. du fossé de traverse ?
  2. de la catastrophe ?

 

photo de la desserte enfoncée à 20 cm de la sortie du fossé de traverse

*

Çà nous crée du souci !

*

Plus d’infos sur pourquoi/comment les Biaux Jardiniers font marcher la fertilité de leur ferme sur ses deux jambes :

  • les engrais verts systématiques,
  • le fumier rapidement composté.

 

Une série d’articles très illustrés est publiée sur la page « la ferme » de notre site.

* * * * *

 

 

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