
L’arrêt pendant un temps des tournées du retourneur d’andains de la Cuma Compost 71 avait accentué un défaut du fumier que les Biaux Jardiniers avaient acheté : il manquait de paille. Manquait…à notre avis de maraîchers recherchant une fermentation rapide en tas, hein ! parce que l’éleveur, lui, – qui constate que la paille lui revient cher à produire et stocker comme à acheter et se faire livrer – a bien évidemment un autre point de vue. Ce qui se comprend, et s’accepte quand ça arrive, bien sûr.
Mais la fermentation n’a logiquement pas été ce que nous en attendions : l’élévation de température du tas n’a pas été assez rapide et élevée pour détruire la capacité germinative des graines d’adventices présentes dans le fumier, la fermentation n’a pas été assez intense pour entamer la réorganisation de la matière organique.
Le Biau Jardiner En Chef a donc décidé
- d’y ajouter quelques tonnes de paille comme carburant,
- puis de l’incorporer-aérer-mélanger au tas par le prochain passage du retourneur d’andains.
C’est Romi qui est venu avec sa pailleuse pour réaliser l’étape 1 avec Matthieu.
- La pailleuse, c’est une machine constituée d’un cylindre rotatif muni au fond d’une hélice.
- Romi, c’est un être humain qui fait des blagues si vite que le chargé de comm’ appuie trop tard sur le bouton de l’appareil photo.

- Matthieu, c’est l’être humain qui, avec le plus que trentenaire mât lève-palette (détails), va chercher les bottes de paille approvisionnées préventivement à l’entrée de la parcelle, pas loin du tas.

Et qui les monte dans la pailleuse, dès qu’elle est prête.

C’est à dire dès que Romi a ouvert la pailleuse et enlevé « ce qui reste »

de paille et l’a mise sur le tas.

Alors, guidé par Romi, Matthieu recule la botte « en face » de la pailleuse et… attend, calmement,

pour que Romi ait le temps de couper le filet sur toute la largeur avec son couteau-serpe.

Parce que oui, on enlève le filet, ça n’est pas un trop bon fertilisant… « même-surtout » après passage dans un outil en rotation puisque, en plus, ça n’est pas un très bon lubrifiant…

Reste à basculer le mât lève-palette en entrant la botte,

et la retenir quand Matthieu s’en va.

Après avoir donné un demi-tour à la pailleuse, on peut accéder au filet qui était en dessous

et on enlève tout çà

plus ou moins facilement, parce que bien sûr, le filet et la porte grillagée ont bien le droit de s’enlacer, des fois !

Ensuite on referme la porte et on continue d’un bon pas.

On retourne là où on s’était arrêté de pailler le tas,

et on continue « tant qu’il y en a », d’un côté comme de l’autre

en bas comme au dessus, régulièrement réparti, la paille assez coupée.

Le but étant de répartir le nombre de bottes prévu. Et en fin, on a re-bâché à nouveau le tas pour le protéger des pluies.

Et les filets des bottes, écartés et rangés en tas au fur et à mesure ? Romi voulait les emmener sur sa ferme… en stock pour une prochaine manif 🙁 Mais il les a laissés sur place. Les Biaux les emmèneront à la collecte sélective !
Reste donc à attendre le prochain passage du retourneur qui incorporera la paille (de façon assez homogène on pense). En espérant que les lieux seront praticables, parce que pour l’instant, entre des terres qui ont gelé gorgées d’eau, puis le dégel, et maintenant bien des pluies, prés et prairie commencent à disparaître sous l’eau. ET dans la desserte de la ferme, rien ne « porte ». Lors de la dernière livraison de racines d’endives du groupement, la remorque du poids lourds a glissé pas loin (rayer la mention inutile)
- du fossé de traverse ?
- de la catastrophe ?

*
Çà nous crée du souci !
*
Plus d’infos sur pourquoi/comment les Biaux Jardiniers font marcher la fertilité de leur ferme sur ses deux jambes :
- les engrais verts systématiques,
- le fumier rapidement composté.
Une série d’articles très illustrés est publiée sur la page « la ferme » de notre site.
* * * * *


