Le travail de compostage du fumier tas en allongé était à l’agenda de ces derniers jours. Un deuxième passage du retourneur d’andains était en effet prévu à la tournée suivante de la Cuma Compost 71 pour mélanger la paille qu’on avait ajoutée il y a une quinzaine (cf cet article). Le tas attendait, abrité des intempéries par de vieux films de tunnels.

Alors la matin du jour prévu, les Biaux Jardiniers ont enlevé la bâche qui protégeait le tas des lessivages. Sous l’effet du film, la paille avait été bien peignée.

Et quelques heures plus tard, le communicant du Biau Jardin de Grannod, bardé de ses compétences informatiques, de son sens artistique et ne lésinant pas sur sa dynamique promotionnelle, s’est lancé dans la production de photos en mode faîque-niouzes… Bin oui : « y pleut tout l’temps », la Seille est haute, les prés sont pour partie sous l’eau, les roues de tracteur creusent en transportant les récoltes, les porteurs de lunettes rêvent d’essuie-glaces, les vestes peinent à sécher, et puis les gants, alors là…
Et pourtant, on publie des photos sous soleil et ciel bleu. Miracle de Gimp ?

Le retourneur incorporant la paille au fumier

et aérant progressivement le tas

sur toute sa longueur.

Et sans tarder, repose du film de protection… qui a été enlevé peu après,

parce que oui, celles qu’on attendait, c’étaient les bâches vertes tissées dans lesquelles on avait récemment investi.

Alors, on a enlevé les silo-sacs, les vieux films de tunnel, et on a posé les bâches vertes, lestées par les silo-sacs.
L’intérêt de ce géotextile épais en polypropylène, c’est sa capacité à empêcher le pluie de pénétrer et lessiver le fumier, mais « en même temps » de laisser passer la vapeur d’eau dégagée par la fermentation des matières organiques. On la voit bien sur fond de haie bocagère; le chargé de comm’ aurait pu continuer à peindre le ciel en bleu, mais la météo n’était pas d’accord…

On espère que la suppression de la condensation aidera le tas à monter en température, assez haut pour détruire la capacité germinative des graines d’adventices présentes dans le fumier de bovins. Les Biaux Jardiniers surveilleront tout ça avec le thermomètre (dont on avait tiré le portrait avant : lors d’une mesure sous un bref passage de soleil et ciel bleu !)

Du fumier pour fertiliser leurs terres, les Biaux Jardiniers en utilisent aussi une autre « variété » et autre « méthode » : épandage en traction animale, pour compostage direct en surface. Mais comme elles ont fini de travailler, et que le mélange à base de graminées doit repousser, les brebis Bio sont rentées chez elles : en transport en commun routier. Mais sous un brouillard qui ne doit rien à Gimp, ni même à « Fauteauxchopes »…

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