C’était « vacances de paniers » la semaine dernière, ce qui ne veut pas du tout dire vacances de Biaux Jardiniers. Et il s’est effectivement passé pas mal de choses de saison sur la ferme. Comme il y avait le lot prévu des
commandes des Biocoop et BioÀPro
les Biaux Jardiniers avaient cueilli ce qu’il fallait, notamment des épinards,

de la salade, etc…

fait les préparations nécessaires, monté et sécurisé les palettes de caisses bois ensuite stockés au frais. Et en fin de journée, comme on allait planter l’oignon le lendemain, on a préparé les caisses de plants d’avance

puis chargé le transporteur, et donc terminé cette belle journée de travail « la conscience tranquille ».

La plantation d’oignon
c’est une mise en place importante du début de saison : un peu plus de dix mille mottes (avec 3 à 5 plants dans chaque)

Ça mobilise tout l’équipe, 4 personnes ce jour là,

dont Vivien qui, pour se concerter avec Matthieu occupé ailleurs, s’était installé avec son téléphone sur une allée permanente tel madame Récamier sur son divan 🙂 La maraîch connectée, c’est hyper-cool !!
Nous plantons à la main sur du film de paillage noir pré-percé. En deux rangs pour une meilleure ventilation pour la prévention des maladies pour cause de maraîchage Bio EXtensif et dans l’humide Bresse !

On avait bien sûr amené le palox avec les toiles d’allées, et des agrafes

mais il ne restait plus assez de temps pour toutes les dérouler/fixer avant d’arroser.

C’est quand même un bon chantier de fait.

Autre activité de saison,
l’épandage de fumier composté
en petit tas allongé, maintenant sous sa super bâche qui laisse sortir l’humidité mais pas entrer la pluie. L’apport de paille supplémentaire avant le deuxième retournement a été plutôt positif.

Plein champ avec l’épandeur

avec bien sûr une mini bricole en cours de route

sur cet outil d’occasion vraiment pas cher du tout qui fait un bien beau travail d’émiettage et répartition, ce qui n’est pas si « facile » que çà avec un fumier composté « comme on l’aime », c’est à dire pas trop composté, pas trop broyé donc assez « pâteux » et grossier. Sur planches nues, il a été aussitôt incorporé par, selon la situation, un passage de cultibutte ou de vibroplanche.

Sous tunnel avec la benne
les planches permanentes ont aussi reçu leur ration de fumier. C’est Myke qui s’y est collé cette fois ci,

avec Vivien qui charge en reculant

puis emmène sa « cargaison » au jardin.

Et quand on a fini, on referme la bâche sur le tas pour le protéger des lessivages.

Petite session chantier bâtiment
Le but était d’améliorer les conditions de production de froid dans les différents locaux de stockage, face aux aux évolutions de la commercialisation, et de la météo. On a donc créé une petite plateforme en hauteur dans un lieu bien ventilé mais abrité, et confortable pour y installer des groupes, dont un nouveau.
- Une ossature en peuplier massif très local, abattu par notre voisin Benjamin, débité localement, séché sous abri ventilé à 2 pas d’ici…
- Un plancher en récup de panneau OSB issu d’une installation démontée….
Bref, le quasi top de la bio productrice, locale, recyclante, à taille humaine, etc… 🙂
Et c’est Valentin, amateur de chantiers diversifiés chez lui comme au cours de sa carrière, qui s’y est collé. Super ! Et le frigoriste pourra passer travailler à la date prévue.

La promenade des 2 du Canal Historique
La liste des activités planifiées pour ces vacances de Pâques était si vaste et diversifiée que la paire de Biaux Jardiniers retraités dit « Canal Historique » a été mobilisée pour un petit voyage auto-organisé à tendance approvisionneuse, déménageuse, touristique, et bien sûr amicalo-gastronomique. Un genre de camping-car – sans lit ni petite cuisine mais déjà rempli de tout le nécessaire absolument indispensable – leur a été fourni gracieusement, avec le plein fait (à tarif très très supérieur à 2 euros) pour qu’ils aillent promener leurs « panaches blancs » dans les départements du Rhône et de l’Isère par une belle journée bien ensoleillée, promesse de vacances !
La première étape
était sur les hauteurs au dessus de Chasse sur Rhône (38), à l’earl des trois chênes pour rendre à l’ami Vincent Favrot, plusieurs centaines de ses caisses à mottes vides, de sorte qu’il puisse à nouveau les remplir régulièrement de tous les plants Bio que les Biaux Jardiniers de Grannod repiquent chaque quinzaine environ. Et les premières activités de loisir ont eu lieu :
- échauffement : vider les piles de caisses à mottes vides, les empiler bien rangées par couleur, l’ouverture toujours du même côté,
- musculation adaptée 3ème âge : charger les environ 130 caisses de mottes du planing de cette quinzaine : céleri-rave, fenouil, gamme de salade, etc…

- lien social et échanges sur le bon vieux temps et le présent : avec Vincent autour de la Bio telle qu’elle va et tous ces mignons bifurqueurs séduits par la production de plant Bio sur une jolie structure pas trop grosse, mais qui sont convaincus de ne jamais s’y risquer.
La deuxième étape,
à Ampuis (69), était sur la ferme d’une longue dynastie de maraîchers ampuisais, passée en Bio dès les années 1960 : Christiane et Guillaume Gontel et leur fils Alexis. Matthieu y a été salarié et formé plusieurs années avant de s’installater. Étape en trois temps
- échauffement : autour d’un très bon repas, et d’une seule bouteille par modération
- musculation : démontage et chargement d’un outil d’occasion acheté par Matthieu

- lien social sur le bon vieux temps et le présent : dans les diverses parcelles de légumes, essais de nouveaux légumes et / ou champignons, matériels, installations, etc… ainsi que échange/répartition des derniers tubercules bio à planter achetés en commande groupée, etc…

Bref, une belle activité occupationnelle de groupe à légère tendance inter-générationnelle, sans même besoin de financer un animateur agréé !
Troisième étape,
promenade en Val de Saône pour retour sans encombre dans notre Bresse, en début de soirée, après cette escapade aux transports on ne peut mieux rationalisés. Et avec passage à la pompe pour compléter le réservoir, à tarif moins fortement supérieur à 2 euros qu’au départ. Aaahhh, la concurrence libre et non faussée dans les énergies fossiles…
Le fourgon a été garé, les portes ouvertes de sorte à ventiler les plants, pour que
la quatrième étape
prévue le lendemain aux aurores puisse être réalisée par les Biaux Jardiniers en titre, qui n’ont eu droit, au moins dans un tout premier temps qu’aux deux premières activités…
- échauffement : avec chariot pour sortir puis remonter l’outil
- musculation : pour installer les plants dans la serre solaire.

Dans les carrés du jardin
le chargé de comm’ a immortalisé cette semaine…
un carré de chou-fleur qui s’annonce plutôt bien

un carré d’épinard dont les planches à venir devraient être mieux fournies que celles récoltées cette semaine,

un carré de petit pois qui vient d’être ramé avec les habituels rouleaux de grillage à moutons, quadragénaires toujours performants,

et un carré de radis protégés par un filet et dont l’échelonnement des semis continue tranquillement.

Et au Pioché,
parcelle drainée en 2024, l’engrais vert semé en fin d’automne, un mélange de seigle et de vesce, se développe vraiment bien. Grâce à la seule énergie solaire (celle à laquelle les dangereux nucléaristes reprochent d’être « intermittente »).
C’est les micro-organismes du sol qui seront bien contents d’avoir toute cette belle nourriture ! C’est les cultures que nous y mènerons cette saison qui seront heureuses de cet engrais qui – contrairement à tous les engrais chimiques et tous les pesticides de synthèse – ne doit rien aux énergies fossiles et autres importations assimilées.
Ni à leurs prix « de guerre ». Même le ministère des finances en fait un genre d’humour… [1]ils doivent être sûrs des bataillons et compagnies de leurs protections armées contre les bennes de fumier et feux de pneus…
Bin voui… hein… « finalement »… la Bio à taille humaine, c’est pas si nul que ce que l’agro-chimie, ses syndicats, ses ministres, ses lobbyistes et autres adeptes-pratiquants en disent, non ?

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| ↑1 | ils doivent être sûrs des bataillons et compagnies de leurs protections armées contre les bennes de fumier et feux de pneus… |
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