Le développement du Biau Jardin de Grannod depuis plusieurs années, et la sécurisation associée de ses emplois en CDI, se sont faits en bonne partie par la vente directe en coopérative de producteurs Bio à la RHF, restauration hors foyer (cantines des collectivités locales, restaurants d’entreprise ou commerciaux). Ce qui implique, notamment une manière différente de préparer et conditionner les légumes avant expédition et/ou livraison.
En ce premier avril, on peut s’en poser des questions : Matthieu sème-t-il la terreur ? Matthieu fait-il des erreurs ? Matthieu est il un Bio « déter » ? Les Biaux Jardiniers sont ils des terreurs ? Réponse à négocier !
Car c’est effectivement dans un déterreur que Matthieu a investi, outil qui a été livré il y a quelques semaines et a été installée selon le plan fait « à-priori » mais provisoirement

pour tester « en vrai » la validité de l’organisation prévue. Et après vérification in situ que çà « fonctionnait » bien et quelques modifications de détail, Julien, l’électricien hyper local, a pu venir faire l’installation définitive.
Un déterreur, c’est quoi ?
C’est une machine qui déterre de manière « déter » la terre des légumes un peu terreux en faisant régner la terreur chez les mottes de terre à toute heure. Poisson d’avril ?
En fait, la partie travaillante du déterreur, c’est l’action de rouleaux – à relief annelé – ici d’une magnifique couleur orange

dont on peut régler la vitesse de rotation et l’écartement entre eux pour avoir le meilleur résultat possible, c’est à dire le maximum de terre enlevée (objectif 100%), le minimum de légumes commercialisables éliminés (objectif 0%) avec la terre récupérée dans le palox installé en dessous.

Cette machine devient donc la première de notre ligne de préparation (lavage, tri, conditionnement, etc…) des légumes. En sortie, on la fait verser à l’entrée de la laveuse à tambour achetée d’occasion à prix raisonnable en 2021. Le reste du déterreur, c’est… du transport : en bas à droite bac de réception, en haut à gauche sortie

du tapis de montée.

Le palox de légumes est levé avec le chariot électrique,

et pour verser dans la trémie, on le bascule grâce à la tête retourneuse achetée d’occasion cet automne chez Gilles Grébert (qui nous avait vendu – notamment – le chariot d’occasion et en réalise les éventuelles réparations).

Le tapis monte les légumes à déterrer, à vitesse réglable, et possiblement assez lente pour pouvoir travailler seul sereinement.

Après quelques semaines d’usage, les Biaux Jardiniers sont bien contents de cette machine. Non seulement ça déterre bien, donc limite énormément la terre dans la laveuse (et le travail associé pour l’enlever lors de ses nettoyages) mais en plus, la grande trémie permet de confier au couple chariot + tête retourneuse toute la manutention qui était manuelle. Et supprime donc un travail… comment le nommer ? tout en restant poli ? surtout un premier avril…

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Il est donc temps, puisque cet article en arrive à sa conclusion de… oui, conclure. Comme cela se fait après avoir disserté : en répondant aux questions énoncées dans l’introduction.
Pour nous la Bio, c’est le respect de la terre, des ses produits, de ses consommateurs, et de ses travailleurs.
En investissant dans cette machine – coûteuse – Matthieu reste un maraîcher Bio « déter »… à durer. Et en bon état !
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