La floraison des orchidées dans nos prés humides est quinze jours plus précoce que l’an dernier,

et les belles conditions météo du moment nous permettent de réaliser sereinement, c’est à dire
- dans de bonnes conditions de sol et
- dans les temps prévus au plan de culture
l’ensemble des récoltes et travaux de saison : plantations sous tunnel comme en plein champ, re-préparations immédiates des planches récoltées, entretien de la fertilité de la ferme par engrais vert et apport de fumier composté, suivi des cultures, rangements… et puis aussi « toutes ces sortes de choses » diraient les grands bretons dans Astérix.
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Les plants étaient déjà bien avancés quand ils étaient arrivés semaine dernière, on n’a donc pas trainé. Et réalisé la première
plantation de céleri-rave
Plantation manuelle sur film biodégradable,

réalisée par Vivien, Morgane, Valentin et Myke avec installation du système d’arrosage dans la foulée. Dans cette parcelle, les planches en engrais vert – vraiment bien joli – commencent à être moins nombreuses : les autres sont quasi prêtes pour les plantations à venir.

On n’a pas tardé non plus à utiliser l’outil récupéré semaine dernière puisqu’on a fait cette semaine la
plantation des pommes de terre.

L’alimentation en plants de la goulotte de descente par l’intermédiaire d’un distributeur rotatif apporte de la souplesse dans le travail et permet d’être bien moins stressés par l’obligation de régularité.

Matthieu a réglé l’outil avec un buttage important à la plantation, dans le but de faire plusieurs binages « en plein » avec la herse-étrille avant la sortie des pommes de terre.

Reprises sous tunnels
Sous les tunnels, l’enjeu, particulièrement au printemps lors du passage des légumes primeurs aux cultures d’été, c’est de reprendre au plus vite les planches récoltées.
Derrière semis direct
comme le radis – qui ne finit pas toujours 100% très propre 🙁

on déchaume très superficiellement avec le vieux rotovator (43 ans au travail cette année…) et on reforme la planche par un passage de cultibutte.

Comme culture suivante est prévu un engrais vert de sorgho, puisque, sur notre plan de culture, il y a « en même temps » plusieurs semaines disponibles, mais pas assez de semaines pour un engrais vert long et diversifié. Les sorghos
- aiment la chaleur
- n’ont pas besoin de beaucoup d’eau
- poussent très vite
- donnent une très grosse masse de végétation.
C’est Valentin qui l’a semé.

Après culture sur planche filmée,

et une fois la récolte terminée,

on retire le film noir de paillage. Pour faire çà on doit d’abord ouvrir les pignons des tunnels et enlever les tubes qui les maintiennent contre le vent.

Ensuite on peut entrer en tracteur et on utilise
la BPO en souleveuse
c’est à dire montée avec des socs versoirs

et on remonte la partie du film qui avait été enterrée par la dérouleuse. Pour un travail de meilleure qualité (ne pas laisser de morceaux du film en terre) on soulève d’abord une planche sur deux

on enlève manuellement les films

puis ensuite seulement on re-roule dans les allées et on soulève les films des planches restantes.

Apports de fumier
Pour la fumure organique des cultures d’été à venir sur les planches concernées, Vivien et Alice ont amené avec la petite benne 3 points du fumier composté

et Matthieu l’a incorporé aussitôt. On aime bien ne pas laisser les matières organiques se dessécher en surface : pour faciliter le début d’assimilation par la vie du sol.

Et puis sur la ferme, on passe aussi pas mal de temps à faire…
« toutes ces sortes de choses » :
les plantations « routinières »,
avec au premier chef le retour régulier des mottes de salade

pour en assurer l’échelonnement.

la prévention,
puisque les chevreuils semblent cette année précocement agressifs. Alors on a installé un filet. Expérience faite, ça n’est pas forcément toujours efficace… mais comme le prix d’achat de notre production Bio par la fédération de chasse se fait sur des bases bien plus faibles que les prix donnés à notre travail par la restauration hors foyer… on essaie quand même de défendre nos récoltes.

Autres activités par ci par là,
les rangements
en prévision d’une prochaine livraison de caisses bois d’occasion

l’entretien des allées de circulation
car si l’herbe y est tondue, c’est bien agréable de ne pas se mouiller le bas du pantalon de rosée matinale 🙂 !

Et bien sûr des cueillettes !

Bin oui, il y a du boulot tout partout, peut-être un peu plus tôt que d’autres années. Maintenant
on est dans le dur,
de la saison… ces environ 4 mois où c’est le jardin qui, depuis sa logique terrestre concrète, décide :
- de combien
- de quand
- de quoi
- de comment
bref, de tout ce que les Biaux Jardiniers doivent vraiment, impérativement, absolument faire avant… avant « tout le reste ».
L’équipe, déterminée, est en place !

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