La roue tourne… la saison avance… l’été cède…
on a dégagé les premières tomates
donc aussi rouloté et rangé leurs gaines de goutte à goutte (à très bas débit : 1 litre / heure)

et plié-rangé les toiles noires tissées qui couvrent les allées séparant leurs planches permanentes, que nous entretenons en les binant. Manuellement.

Quand arrive la deuxième quinzaine d’octobre, c’est les semaines de récolte du gros des légumes-racine pour le stock hivernal. Et on les range dans les locaux de froid qui correspondent le mieux à leur besoin. C’est ce que toute l’équipe de Biaux Jardiniers s’emploie à réaliser ces jours-ci, donc
on rentre la collection de radis d’hiver :
radis noir long, radis noir rond, radis vert, radis violet, radis chair rouge, radis rouge à chair blanche ; la rédaction présente par avance ses excuses à la variété qu’elle aurait oubliée…
C’est plutôt assez joli, une récolte saine, et de calibre correct avec aussi peu de « billes » que de « ballons ».

Restera ensuite à s’occuper des navets : violet, boule d’or, qui sont encore protégés par un filet. Radis comme navets, leurs cultures en sont regroupées dans des carrés botaniquement homogènes de brassicacées (ex crucifères).

La récolte des racines se fait essentiellement à genoux, et comme il a fait plutôt frisquet ces nuits dernières, et qu’il a plu, alors tout le monde a remis les « shorts à manches longues » plus les pantalons imperméables… mais dès que la matinée avance, ou bien qu’on ne travaille plus dans une zone d’ombre, on a vite trop chaud. Alors on s’adapte : et c’est comme d’habitude Valentin qui est le premier à poser une couche.

Et une fois la tendance lancée,

peu à peu, tout le monde pose son harnachement ! C’est la fashion week paysanne.

Il a plu, çà a fait le plus grand bien à la terre comme aux légumes qu’elle porte. Et aussi… nous renouons avec les flaques dans la cour, dont les deux qu’on doit traverser avec le chariot pour ranger les palox dans la grande chambre en froid humide (plus d’infos en photos sur ce local en bas de cet article).
Parce que, faut pas croire : ranger les palox de légumes de conservation en chambre froide, c’est tout un bazar, parce que, non seulement il faut les ramener au bâtiment, vite retourner à la récolte, etc… mais aussi, il faut les disposer en fonction du plan d’usage prévu.
- D’une part, ne pas ranger « comme çà vient » c’est à dire premiers récoltés = premiers rangés… donc au fond… donc derrière ceux qui seront récoltés ensuite… ceux-ci n’étant pas forcément vendus avant ceux qui sont rangés… fond…
- Or d’autre part, pour rationaliser le travail de récolte, l’utilisation des outils, etc… on ne récolte qu’une seule espèce chaque jour (ou demi-journée), alors que les ventes prévues sont évidemment échelonnées et mélangées entre les divers légumes… et les dates de récolte dépendent de la météo, et autres contraintes…
- Puis enfin, au moment de la vente, on préfère ne pas avoir à sortir tout ce qui est devant ce qui a été bêtement rangé derrière ce qui est… devant…
Conclusion : mieux vaut avoir réfléchi sérieusement à un plan de rangement TIP-TOP qui tient la route, selon
- l’échelonnement prévu des récoltes
- leur diversité,
- la chronologie prévue des ventes,
- la capacité de conservation des légumes,
- et la nécessité de leur surveillance régulière.
Et mieux vaut le réaliser.
D’où le choix du Biau Jardinier d’un « dépôt » provisoire pour composer

ses piles calmement, (« un palox pour papa, un palox pour maman » etc…)

puis les transporter

avec toute l’adresse mécanique requise en faufilant le chariot entre poteaux de charpente et support de porte coulissante

puis

entre porte, charpente et maçonnerie.

Tout çà après les dernières récoltes en toute fin de journée, comme on dit : « après le boulot »…

(comme si çà n’en n’était pas un, hein !?)

Il a plu,
presque 30 mm sur 4 ou 5 jours, alors, ouf !
on a enfin pu passer le rotovator
pour enfin essayer de déchaumer une parcelle d’engrais vert, vraiment pas chouette du tout après son broyage qu’il a été impossible d’incorporer. Le sol était cet été beaucoup trop dur, beaucoup trop sec : engrais vert, planches permanentes, parcelle (et Biaux Jardiniers !) ont donc eu tort… de subir canicule et sècheresse 2026. Tous ont été punis. (On aurait dû y penser avant, mais comment !?)
Le déchaumage, ce sont Vivien, puis Kim, qui s’y sont collés.

On est bien soulagés d’y être arrivés, mais franchement, un boulot qui aurait dû être réalisé courant juillet / début août… quelle galère… Et puis pour un engrais vert, tu parles d’un résultat : une invasion de sal…erie d’adventices, notamment une vac…erie de renouée. Cette sale bête de végétal est tellement rampante qu’on ne peut la broyer efficacement, tellement costaude que çà s’enroule dans le rotovator.

Bref : galère… de chez galère : les Biaux Jardiniers vont souffrir à y défendre leur légumes la saison prochaine !
Pour arranger le tout, le chassis d’attelage du rotovator, qui avait une amorce de fente, a décidé de craquer. Quand même…
- un matériel à peine cabossé comme les photos en témoignent
- un matériel acheté tout neuf par les Biaux Jardiniers Canal Historique l’année de leur première sècheresse professionnelle (1983)
- un matériel qui n’incorpore chaque année que plusieurs hectares d’engrais vert,
- un matériel qui après donc plus de 40 années de boulot consciencieux en Bio,
appelle à nouveau au secours Jean-Charles qui arrive aussitôt…
et installe…

soude…

et renforce… avec un bout de plat assez épais issu de la caisse à minerai de chutes à bricoles.

permettant ainsi aux Biaux Jardiniers de… quand même récolter pendant ce temps. Puis continuer à déchaumer l’engrais vert aussitôt après. Merci Jean-Charles !
Comme quoi ils sont dans le vrai, tous nos présidents et ministre-e-s des derniers quinquennats : on peut travailler plus de 40 ans et rester productif… avec soudures, coups de marteaux et meuleuse, bref quelques menues réparations pas forcément non-violentes.
Le milieu par là autour a été un peu perturbé il y a peu.
- Ces derniers jours, une abatteuse a récolté du peuplier pas bien loin.
- Ces derniers jours, les chasseurs ont chassé.
Conclusion logique :
on a eu du passage de sanglier au jardin.

Passages vraisemblablement en quasi solitaire, passages près des légumes, mais fort heureusement en bout des planches, et perpendiculairement aux rangs. Dégâts limités.

… alors « pour l’instant tout va bien »… Mais…
Mais çà serait vraiment bien bien que les emm…nnuis , qui n’ont pas manqué du tout du tout cette année 2026, s’arrêtent. Vraiment. C’est pas que çà fait trop, non… mais… c’est des fois un peu dur, hein !?
mais… on s’accroche !
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