On a eu cette fin de semaine une belle nuit de jolie pluie, calme. Ajouté à ce qui était tombé en deux bien modestes épisodes, on peut dire que çà commence à faire un peu de bien. Mais… çà amène aussi de la brume en prairie de Seille, avec bien sûr la crainte de la pression maladie liée.
Oui… les paysans se plaignent tout le temps de quelque chose.
Les journées raccourcissent, le travail en extérieur commence donc plus tard. Les Biaux Jardiniers sont au rythme 7 h / 15h30, et les activités « automnales » ne manquent pas.
Du côté des « grosses » récoltes
çà avance pas mal.
Potimarons
Çà y est, ils sont tous récoltés, et les palox sont rentrés. Ceux prévus pour les toutes prochaines ventes simplement empilés sous le bâtiment chapelle,

le « stock » en local tempéré et ventilé.

Oignons
Le séchage des diverses variétés semble s’être bien passé.

Les Biaux Jardiniers ont récolté plusieurr planches de
Carottes précoces
Après un passage de tracteur avec la lame souleveuse (montée sur la « fameuse BPO » , plein d’infos sur cet outil – et l’histoire de son ancêtre – en cliquant sur la photo)
plusieurs Biaux Jardinier-e-s sont mobilisés pour en casser les feuilles et les grouper en cagettes puis en remplir des palox.

Après bien sûr les avoir rangées manuellement en ligne « bien proprement », ce qui facilite beaucoup la reprise manuelle. La récolte est vraiment bien belle, et le rendement très satisfaisant. Comme quoi, il faut bien le noter, il y a des fois où les paysans ne se plaignent pas…

Le céleri-rave aussi
les Biaux jardiniers en cultivent pour récolte dès fin août pour les assiettes de remoulade des cantines. Matthieu a fait les premières récoltes – pour les magasin – à la main,

mais ensuite, c’est le tracteur qui prend en charge une partie du travail !
Lavage, tri conditionnement
Céleri-rave, carotte, etc… après récolte, les légumes-racine pour la restauration hors foyer sont lavés et conditionnés, en filets ou caisse bois,

par les blanches mains de Alice. Le chargé de comm’ va essayer de faire la semaine prochaine un article sur le pourquoi du comment donc qu’on s’y prend pour qu’elle puisse faire çà toute seule ET en confort ?!?

Selon la demande du client, on conditionne en filets ou en caisses bois, ces dernières étant achetées d’occasion à une entreprise locale spécialisée dans leur collecte, leur tri et leur « remise en forme ». Elle nous en fait des livraisons par camion complet, « tous les de temps en temps ». Çà demande pas mal de place de rangement, çà revient moins que le neuf, çà valorise le réemploi. Bref, le Big Boss est bien satisfait du système. On en a eu la « livraison de rentrée » semaine dernière.

Feuilles et fruits de saison
Courgette
Les carrés de légumes de fin d’été automne se remplissent à bon rythme. Les dernières plantations de courgette en plein champ sont encore en bonne forme,

mais les Biaux Jardiniers savent d’expérience qu’il suffit de quelques nuits et matinées de brouillard bressan pour leur faire rendre l’âme… et à grande vitesse ! En attendant, il y en a de belles récoltes, et les grosses commandes de la restauration devraient être honorées sans difficulté. C’est assez agréable de se le dire, d’autant plus en année TRÈS « compliquée » et TRÈS éprouvante.
Chou Pé-Tsaï
Les échelonnements des récoltes à venir par celui des plantations continue sans trop grosse anicroche, dans le carré de Pé-Tsaï, avec les plus jeunes plantations encore protégées par des filets contre notamment les altises.

« Même motif même punition » (comme on dit) dans les carrés des
chicorées
que nous cultivons systématiquement sur planche nue – donc binée très régulièrement – qui se garnit peu à peu de pain de sucre et autre scarole et/ou frisée. Comme toutes nos salades, nous les cultivons en trois rangs par planche pour favoriser leur aération et limiter ainsi les attaques fongiques dues à l’humidité : la grande proximité de la Seille n’apporte pas que l’avantage de son eau d’arrosage ; des fois, çà déborde, en terre par flot, en l’air par fines gouttelettes matinales et vespérales…

Dans les carrés de laitue et batavia,
les Biaux Jardiniers ont risqué la dernière plantation encore sur paillage blanc.

Si l’automne est ensoleillé et chaud on se dira « chouette, c’était une bonne idée ! »

Si l’automne est gris et frais, on se dira « Ah bin m… ça pousse pas ! Ça va pas venir à temps ! On est bien eus ! » Et oui, c’est çà un des aléas du métier de paysan esclave de la dictature de la météo !
À noter que,
du côté des aléas,
on n’en manque que très très très rarement. Notamment dans les salades. Qui sont protégées contre les dégâts des chevreuils par
- la cloture par un filet électrifié
- ET la cloture par 4 fils électrifiés…
Et bien, en ce moment, malgré tout et « EN MÊME TEMPS » il y en a qui se font « récolter » pendant que les Biaux Jardiniers ont le dos tourné : par des ragondins. Le piégeur agréé, sollicité, est venu installer une nasse sur une « coulée » identifiée. Sans résultat aucun. La nasse a été ensuite placée dans une allée entre salades déjà « visitées ».

Sans résultat aucun. C’EST AGAÇANT !!! Vraiment. Que peut-on faire d’autre face aux dégâts de ce nuisible plutôt répugnant et absolument pas du tout attendrissant du tout ? Hein ? !
Sous tunnels
Les tomates
de fin de saison poussent. Honorablement dans le contexte météo (on va dire).

Les engrais verts
de sorgho qui avaient bénéficié d’un premier broyage mais qu’il était trop tôt pour incorporer avant la culture suivante ont pas mal repoussé. Ils ont donc continué à produire
- des racines qui ameublissent les planches,
- de la végétation qui remonte de l’humidité,
- et produit des sucres qui nourriront le moment venu les micro-organismes de la planche,
- etc… etc…

Et tout çà grâce à
- un petit peu d’eau au démarrage,
- puis de l’énergie 100% solaire ensuite.
Bin voui. Comme quoi,
et comme le titrent les quotidiens du groupe EBRA
de plusieurs régions avec encore la Une et une pleine page illustrées du Big Boss Biau Jardinier on pourrait peut-être parler d’agriculture « à réinventer »
– mais contrairement à la « Française Des Jeux », on investit plus de 10 euros pour ne pas en gagner 1 million…

Agriculture à réinventer…?!
Après 80 années d’obstinée industrialisation chimique oui, probablement bien sûr. Il nous semble d’ailleurs que les Biaux Jardiniers – comme et avec bien d’autres – s’y emploient. Et depuis plusieurs décennies.
Et ils n’y ont qu’assez peu de mérites. La situation du monde et les perspectives dues à son type de croissance ont été
- énoncées scientifiquement
- ET internationalement diffusées
il y aura dans un gros mois exactement cinquante quatre (54) années. Oui, autant que çà.
À la même échelle mondiale, ce que les uns appellent piqure de rappel, les autres clou de nouveau enfoncé a été
- énoncé scientifiquement
- ET internationalement diffusé
il y a exactement trente neuf (39) années. Oui, autant que çà.
« Avoir des yeux pour voir »
Mais franchement, kess kiss pass ??
Pourquoi la presse parle tant de dérèglement climatique ?
Pourquoi la presse parle tant d’agriculture qui devrait changer ?
Pourquoi le Biau Jardiner de Grannod parle tant dans la presse ?
ÇÀ CACHE QUOI TOUT ÇÀ ?
C’est un plan comm’ ??? et le Biau Jardinier de Grannod serait donc « en campagne » ?
En campagne, pour un paysan, sur une ferme, en Bresse, rien que de très logique… Il ne lui reste donc qu’à recueillir les 500 signatures parmi
- les fidèles mangeurs de la Guillamap abonnés à ses délicieux légumes en paniers à tarif très doux
- les scolaires et salariés des cantines fournies par BioÀPro
- les adhérents des 14 lieux de distribution de Alterconso
- les gérants, salariés et clients de Biocoop Chalon, celui de Dijon Ahuy, ainsi que Les Rousses
Va-t-il « se déclarer » ? Au 20 heures ?
Parce que,
- paysan
- Bio
- en campagne
c’est vraiment la logique de saison ?
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