Lors de la première semaine des vacances scolaires de la Toussaint, les Biaux Jardiniers ont continué les
récoltes de légumes-racine
pour le stock hivernal. Kim, Valentin, Morgane, Vivien et Mycke ont passé plusieurs demi-journées à genoux dans les planches permanentes qui accueillaient ces cultures cette année ; et bien sûr que la petite pause viennoiseries en cours de matinée aide à tenir jusqu’à 12 h 30.

Le fait est que le boulot ne manquait pas et les palox plastique, qui sont moins nombreux à servir pendant la saison d’été, reprennent du service après leurs vacances « au sec ».

Ça a d’abord été le tour des planches de navet boule d’or. Le calibre est un petit peu « généreux »,

mais comme la qualité intérieure est au rendez-vous avec une chair « vraiment belle », pas de souci : on aura « de quoi faire ». Ils vont se régaler les scolaires et salariés qui ont le privilège de manger dans ces cantines lyonnaises qui respectent la loi égalim, voire qui en dépassent généreusement les objectifs de % de Bio dans les assiettes ! (Voir notre article « Loi égalim : que l’état respecte ses propres objectifs ! » ! » ).
Ensuite, çà a été au tour des carrés de betterave – rouge et chioggia – de recevoir l’équipe de Biaux Jardiniers. Peu de pertes par les rongeurs, récolte saine, calibre impecc « ni bille ni ballon », joli rendement.

- Satisfaction non seulement du résultat, mais aussi
- satisfaction de notre suivi d’arrosage – ni trop ni trop peu et surtout aux bons moments – dans des conditions météo encore jamais connues ayant donc demandé pas mal d’observation, réflexion, charge et adaptation de travail comme d’horaires.
Le local en froid humide se remplit.
C’est toujours sujet de satisfaction et moment de sérénité de constater que nous pourrons assurer les paniers et engagements commerciaux de la saison d’hiver à venir, conformément à nos choix de vie : être fidèles à apporter toutes les semaines une alimentation à nos clients – qui par leur réciproque fidélité nous garantissent la régularité de nos ventes. Une autre façon de revendiquer notre choix professionnel de ne pas être des « intermittents du maraîchage » 🙂 !
Durant ces vacances, l’équipe qui assurait « la permanence » a aussi pris en charge la récolte pour les ventes prévues, fenouil par exemple,

et les expéditions BioÀPro ou livraisons magasin, salade et céleri-rave mais pas que.

Et pour faire face à la suite, c’est chez un collègue que Matthieu a trouvé une série de palettes bois d’expédition. Avec ce qu’on arrive à récupérer lors des livraisons, il y a assez pour voir venir.

En automne, saison où les carrés de légumes « se vident » chacun leur tour, nous semons systématiquement
des engrais vert
aussitôt les planches libres. On en a donc à tous les stades de développement,
et en divers mélanges plus ou moins adaptés aux temps chauds (phacélie/sorgho) pour les premiers semis, ou ceux qui « dégageront » le plus précocément
ou aux temps plus froids et humides de l’hiver (seigle/vesce).

C’est (en plus de locaux de conservation des légumes bien remplis) là aussi toujours un complémentaire sujet de sérénité et satisfaction pour le Biau Jardinier : l’ensemble de nos parcelles se couvre peu à peu de la végétation protectrice et fertilisante des cultures d’engrais verts. Là aussi, l’hiver peut venir.
Une démo à 130 bornes
Avant ses vacances, Matthieu avait emmené avec lui le Biau Jardinier Canal Historique à une démonstration technique organisée sur l’exploitation agricole des « Jardins du Mont de Gy » dans la zone artisanale des Graverots à Gy, en Haute-Saône (70) Cette grosse structure agricole protégée fait partie de l’AFSAME, Association Franco-Suisse d’Action Médico Educative. Elle cultive des légumes sur 15 hectares de plein champ et 5 de serres.
Il s’agissait d’y voir à l’œuvre un outil allemand de désherbage en cours d’apparition sur le marché (3 exemplaires vendus à ce jour), conçu et produit à l’initiative de Jan Wolf et sa société Tiefgrün.
Un système de caméra lié à une base de données distingue la carotte semée de l’adventice proche de la ligne de semis. Un chauffage embarqué projette de l’eau chauffée (95° à 99°) au collet de l’adventice, tout en protégeant, si elle en est très proche, la carotte par une petite pulvérisation d’eau froide.
Tous les présents, maraîchers (notamment associés du groupement Cote d’Orien de la terre à l’assiette), techniciens et animateurs de structures agricoles, banquiers, etc… ont observé la bête en action, et son travail.

On reconnait bien les creux laissés par la pression du jet d’eau chaude qui détruira le collet de chaque adventice, et les carottes bien préservées.

Le système, dont l’achat se financera à proportion des hectares désherbés, est prévu pour fonctionner avec la base de données qui se complètera – et s’affinera – par la collecte des images que l’outil au travail récoltera chez ses clients.
Pour une vidéo de « la bête au travail », cliquer sur l’image du site de Tiefgrün :
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Puisque cet article concerne les technologies maraîchères de pointe, le chargé de comm’ du Biau Jardin de Grannod se fait un devoir de publier la photo d’un des derniers outils adaptés que notre ferme a auto-construit cette année de canicule et durant la pleine saison… Outil en hommage au bien connu Jacques Carelman, qui s’inspirant de celui de « la Manu« , avait publié en 1969 son magnifique « catalogue d’objets introuvables », ensuite réédité en livre de poche.
Il y vantait notamment un marteau à panne en verre, dont, décrivait-il, « la fragilité de sa tête en fait l’outil idéal pour les travaux délicats »…
Les Biaux Jardiniers publient donc la photo d’une de leurs dernières trouvailles agricoles : la brouette pour manchot.

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Dans notre Bresse humide, les nuits sont modérément fraîches, les journées ensoleillées, les débuts de matinées sont brumeux. Çà doit être la faute à LFI, avec Mélenchon qui brutalise la météo.

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