On a assez chaud !
La sonde de température de notre installation de chauffage bois / solaire est installée sous un abri mais qui sans aucun doute ne répond pas aux mêmes caractéristiques que les abris météo normalisés. C’est vrai. Mais quand même… il fait chaud… même le jour du solstice d’été… même à environ 14 heures – donc, rappelons le, à quasi midi, heure solaire, puisque ce c… de soleil ne respecte même pas les réglementations de l’Union Européenne…
Le soleil ? Probablement un éco-terroriste violent et à fêke nouilles, non ?? Parce que franchement, hein ! Je vous l’demande un peu, droit dans les yeux (et mes bottes) : « Qui aurait pu prédire ??? »
Hein, où elle est, la boule de cristal, parce que vous y croyez vous, à la boule de cristal ? Alors, hein ! « Je ne veux pas entendre parler d’impréparation… »
Bin oui, parce que quand même, y nous font suer, ces p… d’écolos parisiens alarmistes, avec leur changement climatique, ils veulent qu’on s’achète – et avec nos sous à nous – des EPI (équipements de protection individuelle, et qu’en plus on les mette, alors qu’on n’est même pas au boulot !!!

Et même dans nos villes bien équipées partout et en tout, les alarmistes de media téléguidés par les khmers verts, y voudraient p’têt’ qu’on change, qu’on marche ailleurs que su’l trottoir de droite ouss’qu’on passe d’habitude ?
Parss’ qu’on n’est pu libr’ c’est çà ?

Non mais ! hé !! C’est de l’écologie punitive, çà !!! Oui : pu – ni – ti – ve !!! Et on n’a pas voté pour çà, nous, au pays de la déclaration des droits de l’homme. Point.
Alors oui, parait que y’a des aménagements possibles, avec des alliés, particulièrement en ville bitumée : les arbres.

Exact.
On peut aussi préciser, si on en sort, des villes ( = quelques % de la surface de la France métropolitaine) et qu’on regarde « ailleurs » : la moitié de la surface du pays, c’est à dire les près de 30 millions d’hectares de SAU [1]surface agricole utilisée ( = « à la campagne » pour le dire autrement) dont, arrondis,
- 60% est dite « arable
- 35 % prairie permanente
- 5 % vigne et verger
on n’en voit pas forcément très tellement beaucoup, des arbres hors forêt. [2]sachant que forêt + autres sols naturels occupent 10 points de moins que la surface agricole

Et c’est pas près de changer si, comme en région Bourgogne Franche-Comté, les aides aux plantations bocagères [3]dont le chargé de comm’ ignore d’ailleurs si jamais elles existent encore, tellement la ferme ne les sollicite plus se montent à
- 40% de l’achat des plants,
- 0% des tous les frais de main oeuvre : préparation de sol, plantation, entretien, surveillance et remplacements des manquants, taille de formation, etc… etc… si travaux réalisés par le paysan planteur.
L’aumône du mépris de notre travail de ploucs en échange
- du remplissage de volumineux dossiers à l’aspect de + en + intrusif …
- de l’interdiction de planter de l’acacia, producteur du traditionnel piquet de cloture ou de palissage…
- des heures d’accueil et accompagnement des contrôleurs…
- du versement d’une partie en cours de chantier,
- et le solde – si contrôle 100% ok – plus tard vous verrez bien quand.
Donc sur la ferme, en canicule, les Biaux Jardiniers font comme d’hab et en toute saison chaque jour de l’année : ils observent le milieu et produisent en Bio selon les contraintes des lieux et du moment. Et de la commercialisation.
Évidemment que en été, on adapte les horaires pour travailler très tôt matin (quand il fait frais) ce qui n’est pas facilement adaptable aux contraintes dites « sociales » [4]par exemple, imposées par l’école obligatoire dès que les couches ne le sont plus. Depuis le passage, il y a 3 générations, par « l’état français » à « l’heure allemande », puis la quinquagénaire modulation heure d’hiver / heure d’été, l’heure administrative officielle a 2 pleines heures d’avance sur le soleil.
Avec la pleine conscience que la « demande » [5]le plus souvent sans signe de politesse d’ailleurs des zautorités et des zélus de « s’adapter » leur permet de rester au mieux immobiles face aux dégâts de leurs politiques climatiques et énergétiques.
C’est dans ce contexte que toute l’équipe de Biaux Jardiniers essaie de
faire face aux travaux de saison !
L’herbe dans les carottes
est un des chantiers qui a occupé plusieurs personnes quelques demi-journées. Toujours avec notre désherbant Bio, non polluant, non délocalisable.

Y’en avait quand même pas mal.

Et comme on se dit avec satisfaction professionnelle : « Au moins, quand on se retourne, on voit ce qu’on a fait ! »

On voit, oui, sauf que là, pour le coup, on voit aussi… qu’il y a eu comme un oubli et faudra faire une enquête dans la vidéo-surveillance avec recherche d’ADN pour savoir qui c’est donc qui a laissé ce panic devant son nez juste au bout d’une planche !?!?
Oh ! Si des visiteurs passent… « Qu’est ce qu’on va penser de nous ? »

Des récoltes pour les paniers,
notamment les hebdomadaires salades, distribuées cette semaine en 2 variétés, batavia brune et feuille de chêne blonde, et à nouveau de la pomme de terre nouvelle, dont on est plutôt contents du calibre et du rendement. Soulevée comme d’hab avec notre arracheuse aligneuse achetée d’occasion il y a quelques décades. C’est bien, mais ça secoue aussi le bonhomme !

Les engrais verts de sorgho
sous tunnel se développent bien. On a arrosé les premiers semés juste après leur broyage de façon à provoquer une belle repousse. Et à coté, l’échelonnement par groupe de 4 planches des divers semis pousse bien.

Le dernier semis a été encore une fois mouillé, de façon à provoquer bonne levée et bon démarrage. Après, il se dérouillera tout seul : ses racines descendront. Quand il fera son mètre cinquante, on le broiera.

Les plants sous canicule
c’est pas ce qui est le plus facile ! Bien sûr, on a ombré la serre bioclimatique ; mais depuis longtemps, c’est à dire qu’à cette époque précoce, et sans garantie d’absence de temps gris à suivre, on avait hésité à blanchir. Et on avait ombré avec des filets. Solution plus adaptable : déposer des filets serait plus rapide – et bien moins pénible – que laver un ombrage de chaux précoce pour garder assez d’ensoleillement sous temps gris !

Mais comme le temps gris n’est pas venu, mais les gros coups de soleil si, on peut descendre les filets sur la hauteur de l’aération latérale

pour éviter de cramer les premiers rangs de plants. Ça va pas mal. Sous réserve de modification de quelques petits détails de fixation issus de cette « expérience », on recommencera ! Et si on installait une petite brumisation, et bien ça serait encore mieux :
- on gagnerait du temps
- on gagnerait de la contrainte de suivi
- on aurait un résultat (encore ! 🙂 ) plus joli.
« En même temps » !!

Et bien, puisqu’on parle de plants,
on a planté des choux
(à la mode de chez nous) avec la planteuse rouge à pinces alimentée par Vivien et Corentin, Matthieu au volant, des couvre-chefs, des thermos.

Çà c’est bien passé, mais il y avait trop de mottes vides. Visiblement la levée chez l’ami Vincent avait été bien problématique, et il n’avait pas mis assez de rab’ alors on va manquer. Damned !

On a aussi planté les poireaux
qui étaient arrivés il y a peu.

Ça c’est long, comme plantation : elle est dense ! Un chauffeur, deux planteur-euse-s (évidemment pas toujours les mêmes), une vitesse de quelques centaines de mètres à l’heure, heureusement à l’abri d’un parasol de marché… mais bon. Plusieurs épisodes sur quelques demi-journées. Détails plantation des poireaux par ICI.
Au bout du compte, ça fait quand même un rang de 7 kilomètres… à la louche, hein !

Bien contents quand c’est fini : ne restera plus que : arroser, biner, passer les doigts, re-biner, re-arroser, butter, arroser, re-butter, arracher, ramener au bâtiment, laver, éplucher, mettre dans les paniers, ou en cagette pour expédier. Sans aide au maintien à l’Agriculture Biologique, comme depuis septembre 2017 à le demande de la FNSEA Coop de France.
*
Et la foule en cœur, avec les Charlots : Merci Macron, merci…etc…
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| ↑1 | surface agricole utilisée |
|---|---|
| ↑2 | sachant que forêt + autres sols naturels occupent 10 points de moins que la surface agricole |
| ↑3 | dont le chargé de comm’ ignore d’ailleurs si jamais elles existent encore, tellement la ferme ne les sollicite plus |
| ↑4 | par exemple, imposées par l’école obligatoire dès que les couches ne le sont plus. |
| ↑5 | le plus souvent sans signe de politesse d’ailleurs |




