Avertissement.
Certaines scènes peuvent choquer un public sensible. Ukraine, Beyrouth, Tchernobyl, AZF, plateau Sahélien, le 20 h dans l’poste, la répression violente contre les jeunes, les écolos, etc… c’est rien, à côté...
Voici notre enquête au fin fond de la Bresse sur les mœurs maraîchères… et pourtant c’est bio… et pourtant c’est local… mais c’est terrible… Ben oui, même les paysans maraîchers en bio font de la maltraitance animale pour produire toujours plus. Quel monde…
Petits rongeurs
(Extrait d’article septembre 2022.)
Dans la pain de sucre, l’adversaire attaquait tranquillement :

des rongeurs, comme si la Pain de Sucre, elle n’était pas cultivée – avec amour et eau fraîche des maraîchers – pour les abonnés des paniers.
Et puis, contextualisons donc encore un peu : les maraîchers, concernant la maltraitance animale, la nouvelle PAC va leur faire bénéficier de la présomption de légitime défense, alors ! Alors, quand la lutte biologique de groupe à base d’auxiliaires locaux

ou individuelle


ne suffit plus car forcément, après une belle chasse nocturne, c’est l’abondance. Et comme le chantait Félix Leclerc il y a plusieurs décades « ventre plein n’a pas de rage« .
Alors, quand ils n’arrivent pas à faire face au parasitisme avec les seuls auxiliaires locaux, les Biaux Jardiniers utilisent leur armement lourd : ils posent des guillotines contre les rongeurs.

C’est d’ailleurs le domaine quasi réservé de la Biau Retraitée. Dans les périodes où le cesser-le-feu est rompu par l’envahisseur, une ou deux fois par jour, elle arpente les carrés de légume attaqués

et relève les pièges. Le plus souvent, les prises sont au rendez-vous.

La guillotine, point de vue maltraitance – animale et autre – c’est assez sévère, même après Robert Badinter. La Biau Retraitée compte les prises, ouvre les pièges, les vide,

recherche les galeries profondes

et ré-installe les pièges. Dans l’espoir barbare de maltraiter à nouveau d’autres rongeurs de racine de salade. Ou de fenouil. Faut dire que les animaux maltraités, ils l’ont bien cherché. Dans le fenouil, vu d’un coin, c’est joli, le carré.

Mais vu d’un autre, surtout que ça avait eu du mal à reprendre pendant les chaleurs, ça tournait au carnage.

Côté maltraitance, ça semble pas mal partagé…
D’abord, il n’y a pas que les rongeurs, qui aiment la Pain de Sucre, mais aussi les chevreuils. Et l’un d’eux a basculé un piège d’un coup de sabot négligeant. Mais ce piège était déjà déclenché par un rongeur du genre très rapide, car attrapé par sa seule patte arrière. Qui a passé la nuit dans le piège sur le sol. Et a été partiellement mangé tout le tour, pas entier, par quelque visiteur nocturne. Dans notre série maltraitance animale « l’arroseur arrosé », c’était la saison 2 : le rongeur rongé. ! Et promis, Biaux Jardiniers et Biaux retraité(e)s, à l’heure probable du crime, ils dormaient…
Maltraitants peut-être, mais sommeil du juste « en même temps ».

Mais c’est une activité « toutes saisons » , hein !
(Extrait d’article juin 2026)

Et une partie de la régulation se fait
- toute l’année
- en autogestion
par les auxiliaires concernés.
( Extrait d’article juillet 2019)

Ragondins
(Extrait d’article août 2026)
Du côté des aléas, on n’en manque que très très très rarement. Notamment dans les salades. Qui sont protégées contre les dégâts des chevreuils par
- la cloture par un filet électrifié
- ET la cloture par 4 fils électrifiés…
Et bien, en ce moment, malgré tout et « EN MÊME TEMPS » il y en a qui se font « récolter » pendant que les Biaux Jardiniers ont le dos tourné : par des ragondins.
Le piégeur agréé, sollicité, est venu installer une nasse sur une « coulée » identifiée. Sans résultat aucun. La nasse a été ensuite placée dans une allée entre salades déjà « visitées ».

Sans résultat aucun. C’EST AGAÇANT !!! Vraiment. Que peut-on faire d’autre face aux dégâts de ce nuisible que les Biaux jardiniers trouvent plutôt répugnant et absolument pas du tout attendrissant du tout ? Hein ? !
Volatiles (ou volailles ?)
Les légumes des Biaux Jardiniers subissent aussi les attaques de divers volatiles, perdrix, faisans, etc… la difficulté étant que ces charmantes bestioles sont considérées comme du gibier…

leur présence est donc entretenue pour favoriser le loisir de la chasse.

Leurs dégâts ne peuvent donc jamais nous être indemnisés… 🙁 Et ils peuvent être assez considérables. Nous producteurs n’avons plus que le choix d’accepter de les nourrir… et en Bio !
Les Biaux Jardiniers ont à plusieurs reprises perdu plusieurs centaines de kilos de pastèque. 🙁 C’est AGAÇANT. D’autant plus quand il s’agit de cultures planifiées pour des ventes contractées par notre coopérative BioÀPro avec la Restauration Hors Foyer.

Reste donc l’auto-défense. Une des seules légales consiste à acheter, entretenir, et poser des effaroucheurs sonores. À nos seuls frais bien évidemment.
Ces appareils émettent toute une gamme de « sons » : de type films d’horreur, bruits apparentés à la mécanique, crissement ou sifflements vaguement plus harmonieux, etc… Cette lutte sonore se mène donc aussi aux frais du voisinage, qui subit ces nuisances sonores diverses, durant toute la sainte journée, mais seulement : les Biaux Jardiniers ne souhaitent pas risquer le lynchage…. (et qui les défendrait, eux et l’alimentation qu’ils produisent, hein ?)
Chevreuils
Efficacité des filets
(Extrait d’article septembre 2016)
Quand ils attaquent, il vaut mieux s’en rendre compte dès le tout début du début. Pour intervenir immédiatement.
Parce qu’ils vont vite ! TRÈS.
Donc quand arrive la saison d’automne, que des chevreuils commencent à venir se promener autour du jardin, les Biaux Jardiniers surveillent particulièrement les planches de chicorée. Parce que la chicorée, surtout la pain de sucre mais pas que… le chevreuil, et ben, on dirait bien qu’il adore vraiment çà. Particulièrement dès qu’elle commence à être un peu pommée… pas trop avant : le chevreuil, il doit avoir ses petites préférences ! On dirait bien.
Et effectivement, il y a plusieurs jours, les Biaux Jardiniers, en faisant leur quotidien « tour du jardin » ont noté la première trace d’attaque dans la chicorée pain de sucre.

Ça n’était plus le moment d’attendre. Les Biaux Jardiniers ont donc mis en place leur habituel plan de défense passive

et çà marche plutôt bien. Le chevreuil revient, parfois seul, parfois avec des potes, la nuit suivante, s’approche pour le festin qu’il est venu chercher après avoir goûté la veille si c’était toujours aussi bon, la pain de sucre bio. Mais le filet empêche le festin. Et heureusement, le filet résiste assez bien aux onglons du chevreuil.

Et pas mal aussi à l’action du soleil et de la lune. Ce qui est mieux, parce que le filet coûte assez cher, du moins celui qui est efficace et pratique d’usage.
Fin des dégâts. Les Biaux Jardiniers ont donc pu cette semaine cueillir leur premières chicorées de la saison. Les abonnés ont donc eu de la chicorée frisée.

Le proverbe de Monsieur Sagesse Populaire est donc toujours vrai : «le jardin doit voir tous les jours le jardinier pour remplir le panier.»
Limites des filets
Un des problèmes avec les filets est leur structure en filet… Bin voui : c’est vraiment très facile d’accrocher les crochets ouverts des chaussures et… badaboum, la loi de la pesanteur met à terre les Biaux Jardiniers. À ce problème, 3 échappatoires :
-
- ne mettre aux pieds que des chaussures à œillets fermés. Bien sûr… mais… les chaussures les plus confortables au travail, les plus solides et durables, les « vraies », c’est à dire 100% cuir et 100% cousues bénéficient de en général en bas d’œillets et en haut de crochets ce qui permet, après un simple nœud en haut, de « redescendre » le laçage de 2 étages (ou plus), et boucler au point d’articulation entre pied et jambe. Et çà, c’est le grand confort… d’autant plus pour les gens qui travaillent accroupis. Bien sûr… mais… ces bonnes chaussures valent 2 à 3 fois les prix des modèles « travail » en mini-cuir et plastique soudé (les durées de vie sont en proportion). De plus bien des gens, craignent de les essayer, les imaginant lourdes à porter…
- utiliser des filets de grande largeur, pour limiter les pas accomplis en les mettant en place. Les Biaux jardiniers avouent qu’ils n’ont pas réussi à trouver des modèles de grande largeur en longueurs suffisantes. C’est bien triste.
- mettre les bottes pour ce travail, même si çà n’est pas la saison…
Une autre difficulté est le risque de blesser les feuilles des salades en manipulant les filets, ou lors de la croissance des plantes.
Dernier point, les filets en matière tricotée sont assez chers.
Cloture électrique
Achat, pose et entretien de batterie, piquets, et filets…

ou plusieurs fils.

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Bon, on vous avait prévenues, âmes sensibles !
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