Après tout ce mois d’avril particulièrement sec et ensoleillé – où on avait donc dû arroser plus que « de coutume » –

les Biaux Jardiniers ont pu réaliser ce qui devait l’être avant les précipitations fermement annoncées par la météo pour le dimanche lundi : travaux de sol, apport de fumier, désherbage, plantation, etc…
Plantation d’un carré de céleri
Une deuxième série de plants de céleri-rave cultivés par Vincent étaient prêts : les Biaux Jardiniers les ont mis en place dans le carré prévu sur planches permanentes couvertes de paillage biodégradable.

Désherbage du carré d’oignon
parce que – rappel de la triste réalité de la dure vie des paysans Bio (snif snif snif…) – c’est pas parce qu’on utilise du plastique, notamment dans les carrés menés selon la très fameuse « méthode corse » (Corse = plastiqué partout 🙂 ! ) qu’il n’y a pas de travail à y faire
à… genoux

à… la main

a… ssez longtemps.

« Faut pas croire »… dans les trous de plantation pré-percés du film de paillage, pas toujours mais des fois, et plus ou moins souvent selon l’historique du carré, il y a des adventices qui s’y développent. Et concurrenceraient bien trop la culture si on leur laissait la vie sauve.

Alors les Biaux Jardiniers, farouchement anti-concurrence, attaquent violemment les végétaux concernés malgré leur jeune âge, et crac, les arrachent de leur terre nourricière, et les laissent agoniser dans un seau. En plastique !

Ah… la Bio… quelle violence ! quelle pollution ! Alors que la chimie fine propose quelques spécialités de synthèse « pour faire propre »… et à bien plus bas prix de revient !
Non, ces gens là sont des rétrogrades, des idéologues, pas réalistes, des anti-progrès, anti-sciences, des anti-tout, bref des écoterroristes qui ne respectent pas l’humain, etc…
Hé oui… comme qui dirait
l’herbe est un « souci constant »
une pression permanente, favorisée notamment
- par nos sables-limoneux et/ou limons-sableux se réchauffant assez vite,
- par nos apports réguliers de fumier,
- par nos arrosages par temps chaud et sec (c’est vrai que quand il ne pleut pas et qu’on n’arrose pas, ou quand le temps est froid et qu’il pleut, il y a moins d’adventices !!!)
Suffit de voir dans quel état se retrouve après plusieurs semaines un bout de planche non couvert par une toile d’occultation « à peine assez longue » :

Dans le carré de pomme de terre premier planté, qui a déjà bénéficié de deux passages de herse étrille, on pourrait dire « vite fait » que c’est propre… mais… il y a quand même des plantules en pleine vie… et une période de temps pluvieux – donc sans pouvoir passer la herse étrille – se met en place… Pression !!

Avant cette période de pluie annoncée, les Biaux Jardiniers ont aussi pris le temps de monter
des planches à la butteuse.

et de
laver des palox
dans la cour.
dans de bonnes conditions, agronomiques et/ou de travail.
Sous les tunnels
on a pu constater, notamment dans l’échelonnement de fenouil

une bonne présence de larves de coccinelle à 7 points

un peu tout partout, et en nombre. Super !

Sous bi-tunnel toujours, l’équipe a été un moment mobilisée dans les planches de tomate. Pour installer
la laine de mouton
sur les rangs.

Originalité de notre ferme, nous ne cultivons pas les tomates sur toile noire tissée. Mais sur planche nue, donc binée manuellement.
Pour limiter le temps de binage manuel et limiter les adventices sur le rang lui-même, nous le paillons avec de la laine (bio et locale) de mouton, issue de la tonte sans autre intervention que son transport en palox, puis en brouette.

Et nous installons – avec douceur ! – un petit matelas de laine au pied du rang de tomate, entre les 2 lignes de goutte à goutte bas débit.

On en profite pour ré-agencer la toile tissée pour couvrir correctement l’allée qu’on piétinera tout au long de la saison de tomates. Et le binage est simplifié donc plus rapide dans la bonne surface à biner manuellement de chaque côté de la planche. Une façon de concilier nos différents objectifs, qui nous semble bien se passer depuis qu’on al’ essayée.

Et puis, activité du 1er mai, réalisée donc par le non salarié de la ferme :
l’épandage de fumier

dans la belle série de carrés prévus pour les courges, pastèques, etc… Il y avait bon nombre de planches à couvrir,

çà a donc pris son temps, mais çà a pu être fait à l’heure, c’est à dire
- tant que les conditions de sol n’étaient pas gâchées par la pluie
- en préservant le droit à 1er mai des salariés-paysans
- en préservant le repos de fin de semaine du patronat-paysan.
Super !
Travaux d’intérieur, du côté de la « communication » paysanne de la ferme, le chargé de comm’ a mis à jour, en les regroupant dans un seul article de notre bibliothèque, les liens (jusque là dispersés au fil de nos articles d’actualité) vers plusieurs séries de podcast de la radio publique France Culture autour de l’histoire de l’agriculture, son économie, un retour sur Henri Mendras, etc… C’est par ICI !
Alors ensuite, avant la pluie, ne restait qu’à se concocter une nouvelle tournée de beignets de fleurs d’acacia (mais non, pas acacia ! Robiner faux acacia ! rectifie le botaniste) … pas certains du tout qu’elles resteront – et aussi bonnes – après la flotte…
Les fleurs d’acacia (non de Rob…) Vivien s’en était servi pour concocter des petits flans libanais… miam !

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