La pluie annoncée était tombée, ça n’avait pas fait de mal. Puis un passage sec et ensoleillé a permis de se relancer dans les travaux prévus en plein champ :
Binages des allées
un peu partout, notamment sur les premières plantations de céleri-rave,

mais le Biau Jardinier s’est aussi occupé de la
destruction de faux-semis
notamment à côté d’un carré de pomme de terre, car il fallait pas attendre plus vu que les adventices y allaient de très bon cœur… Elles n’étaient pas encore très grandes, mais vraiment nombreuses !!

Le Biau Jardinier a utilisé le vibro-planche « auto-construit de la deuxième génération » c’est à dire que son bâti de structure n’avait plus besoin d’être articulé puisque l’auto-construction avait accepté la généralisation de ce qui avait débuté sa belle carrière sous le nom de… « appendice Pigneret » (tous détails en texte et images par ICI !).
Ce vibro-planche est monté avec un rouleau à barres crénelées – plus « agressif » – dans le but d’avoir plus de chances de détruire tous ces végétaux qui ne voient aucun inconvénient à se développer sur nos planches permanentes, alors que c’est interdit par la police biologique et locale ! La place y est strictement réservée pour les légumes que nos abonnés de paniers ont, contrairement aux adventices, grande envie de cuisiner et manger…
La terre était quasi-super-comme-il-faut pour ce travail, alors ça s’est pas mal passé.

Mais il y avait un bon gros paquet de planches à travailler… alors le début du ouiquaine y a été consacré…

et – comme prévu par la météo – il a plu, pas mal, et trop vite après : ça va aider quelques adventices à reprendre… La destruction du faux-semis ne sera donc pas à 100%.
Ma foi, bin oui, mais bon : c’était mieux que rien, et y’avait pas l’choix !
Tous les agriculteurs dépendent de la météo… Et d’autant plus ceux qui travaillent sans la vaste gamme de désherbant chimique de synthèse, qui – en un seul pschittt le plus souvent – supprime tout problème ! (d’adventice, hein, parce que pour « le reste »… hein… la liste est longue.)
Semaine dernière, Émilie avait fait le
semis des courges.
En plaques alvéolées.
C’est un système assez basique, sans machine pour le réaliser, que nous apprécions parce qu’il préserve dans l’alvéole un milieu assez aéré pour un bon développement racinaire de la graine : le substrat y est moins compacté que des mottes pressées, qui « par définition » doivent se tenir mécaniquement par elles-mêmes.
Plus de détails sur « comment c’est-y-donc qu’on sème les plants que nous n’achetons pas ? » sont par ICI
Et on élève les plants dans la serre bioclimatique.

L’ensoleillement diminuant, donc la température aussi, on a dû couvrir les plaques de voiles thermiques pour limiter le stress de froid sur les graines particulièrement fragiles puisqu’en cours de germination.

Pour l’instant, ça a l’air de bien commencer.

Semaine dernière, des travaux de saison, on en a fait pas mal, mais on n’a pas eu le temps pour tous : en mai, les semaines de travail sont courtes !
Alors bien que les conditions post week-end étaient loin du super top du top, on a fait
la 3ème plantation de céleri-rave.
Pour ce travail ce jour là, on a utilisé :
de plants, très largement en avance…

des impers, mais pas tout le temps, parce que voilà…

des bottes – non percées ! – parce que avec les planches permanentes, la planche elle-même ressuie plutôt bien , mais l’allée permanente…

de l’obstination parce que oui… bin… voilà… Mais bon, c’est fait. Bien contents !

Levée des carottes
Les premiers carrés de carottes de plein champ sont levés. Mais là aussi, un peu plus chaud et sec, ça gênerait pas.

Parce que pluies et temps frais ne facilitent pas les choses.

D’ailleurs, les fleurs d’acacia (non ! Robinier faux-acacia crie le botaniste…) sont maintenant tombées, le chemin d’accès à la ferme en est « enduit ».
Les engrais verts
de la parcelle drainée en 2024 sont en bien belle forme sur les planches permanentes montées çà l’automne dernier.

La vesce arrive en floraison. Le broyage ne va pas tarder, ce qui nourrira les micro-organismes du sol.

En plein champ les futures récoltes se préparent, parfois avec quelques difficultés dans une météo en dents de scie.

Sous tunnel, nous récoltons les premières courgettes de la saison.

Dans leurs bordures, les Geranium robertianum fleurissent en bonne forme, nous espérons que cela aidera les auxiliaires que nous y attendons à protéger nos cultures, notamment des pucerons.

Les coccinelles, elles, sont tellement motivées à cette chasse que certaines, pour rejoindre plus vite nos planches de légumes, font du covoiturage !!!

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