C’est le 8 mai dernier que Camille – à qui les Biaux Jardiniers fournissent leurs légumes depuis maintenant 5 ans – avait organisé la « journée de solidarité » de ses entreprises : sous forme de visites chez certains fournisseurs de ses
magasins Biocoop
- de Chalon Bourgogne Chatenoy le Royal
- et de Dijon Terres Bio Ahuy.

Pour que chacun connaisse mieux la réalité du travail des producteurs-fournisseurs de ses magasins, et favoriser les échanges réciproques avec ceux qui présentent nos produits à leur clientèle.
Ce sont donc une trentaine de salarié-e-s – chalonnais ou dijonnais – de ces magasins Biocoop qui sont venus jusque dans notre Bresse. Dans la cour de la ferme, ils se sont présentés par ordre d’ancienneté dans leur travail,

avant de visiter notre Biau Jardin de Grannod.

Matthieu a expliqué l’ensemble des techniques agronomiques qu’il met en oeuvre pour assurer la production, et bien sûr répondu aux questions.

Et il a eu à cœur de présenter son travail et la vie sur la ferme de manière à fournir aux participants des informations utiles à leur métier de contact direct avec les consommateurs finaux. Bien sûr, on a fait le tour des différentes parcelles en légumes

comme en engrais verts.

Puis après visite des locaux de stockage et des machines de lavage et préparation des légumes avant vente, on a cassé la croûte sous le bâtiment chapelle.

Puis toute la petite troupe est partie visiter un transformateur local.
Premier binage de précision
Les premiers semis de carotte d’automne étaient bien levés, les premières adventices tentaient de montrer le bout du nez

alors les Biaux Jardiniers ont sévi ! Matthieu a attelé la plus précise de nos bineuses guidées : la Duo, celle à éléments doubles, (tout plein de photos explicatives sont ICI).

Point de vue humidité du sol, c’était « juste », mais comme de la pluie menaçait, et comme souvent dans ce genre de travaux au printemps, c’était « maintenant comme çà ou bien pas du tout du tout ! » Disques et dents à rasettes ont fait du pas vilain travail

et après les quelques pluies passées ensuite par là dessus, on a constaté qu’on avait plutôt bien travaillé.

Et bien sûr qu’on va recommencer dans pas bien longtemps, et lames, dents, disques, doigts, etc… tous seront mobilisés à tour de rôle. Nous approchons de la fin-mai, alors le cycle des binages quasi hebdomadaires s’est mis en marche ! (Voir notre super série en 7 haletantes saisons, illustrées et détaillées « Sans chimie ET sans adventices ?!? Oui ! C’est possible ! » ).
Parmi le « train-train » du moment,
on gère le suivi des occultations

on fait des rangements dans les cultures primeurs de plein champ, notamment on a plié, roulé et rangé toute une série de voiles thermiques. Notamment mais pas que…

Super-évènement
sur la ferme il y a quelques jours : le nouveau broyeur est arrivé.

Faut dire que l’outil-broyeur,
sur une ferme maraîchère diversifiée, et systématisant
- le broyage des résidus de culture
- l’entretien alterné des contours, bordures, ourlets, et allées de circulation
- les engrais vert annuels
- ET les engrais verts pluri-annuels
est un outil absolument incontournable pour la bonne marche du système.
L’expérience du Biau Jardinier Canal Historique – ou plutôt les données enregistrées sur son « très fameux… » carnet de l’année (en papier !) – l’avait démontré : le broyeur est l’outil qui – dans ces conditions là – obtient chaque année la médaille d’or ou d’argent au titre du nombre d’heures d’utilisation. Hé oui.
Faut dire que celui qu’il va remplacer
a eu une « belle » carrière : trente années d’un travail particulièrement « physique » et sollicitant
- pour son squelette, en acier de bonne épaisseur
- pour ses membres travaillant : rotor équipé de marteaux, patins de réglage de hauteur,
- pour ses muscles, artères et ligaments : courroies, tendeurs, graisseurs,
- pour ses diverses articulations, métalliques elles aussi : roulements, boitiers, palets,
- pour sa peau : capot
- etc…
Bref, ce que les zotorités nomment « carrière longue », avec de plus aucune période de chômage, et sans accès à une formation qualifiante lui permettant d’espérer une suite de vie professionnelle plus calme, rien ! Résultat : l’usure des corps par le travail physique, usure que l’encadrement légal, sécuritaire, hiérarchique et managérial nomme pudiquement les Téhaimehèsses. Ah… aaaahhh… charme des faux acronymes de type TMS et autres éléments de langage qui permettent de « mettre à distance » ce que le système refuse de voir… les troubles musculosquelettiques signifiant bien clairement réforme définitive et mise au rebut.
Bref. Le « vieux » broyeur, fidèle travailleur aux blessures et fractures attentivement soignées, à la structure aussi régulièrement renforcée, acheté – et remboursé – au millénaire précédent… n’en pouvait plus. Plus du tout.
Car depuis peu, il n’avait même plus de rouleau arrière, qui s’était cassé en deux,

plus de palets de protection avant,

les « beignes » reçues devenaient nombreuses,

les fissures apparaissaient. Au point qu’on ne pouvait même pas lui promettre une petite retraite heureuse, avec quand même un tout petit peu d’activité tranquille « pour rester dans le coup » genre tondre 1 fois ou maxi 2 fois l’an une mini-surface de gazon champêtre. Non… pour cause de facteur risque.
Dans sa grande sagesse, le Biau Jardinier avait budgété l’embauche d’un jeune remplaçant, musclé et dynamique. Lequel est arrivé il y a quelques jours. On a monté la bête, et commencé à l’apprivoiser. Et on s’en est servi.

Le travail est relativement rapide pour un broyage fin, et bien réparti : on est bien satisfaits du résultat.

Ce broyeur est adapté
- à la puissance du deuxième Kubota, acheté d’occasion il y a bientôt 3 ans
- à la diversité des usages qu’on en a chez nous.
Un système hydraulique facilite les réglages adaptation au travail à fournir et à sa situation.

Un 1er circuit hydraulique,

permet à des vérins

de modifier en cours de travail

l’ouverture

du volet arrière.

Donc, et selon la configuration des lieux, de broyer plus ou moins intensivement, projeter ou pas, et facilement « empêcher que ça bourre ». Les marteaux sont de forme et calibre adaptés pour broyer en sécurité au delà d’herbe, du « sec », des ronces, des branchages.

Un 2ème circuit hydraulique
permet la translation : un vérin de poussée

déporte l’outil, qui est monté sur coulisseaux
de façon à le déplacer sur la droite.

Dépassant ainsi l’empâtement du tracteur, il peut plus confortablement broyer le long d’un obstacle, clôture ou autre instillation fixe.
La série de marteaux
du rotor est dimensionnée pour ne pas être rebutés par ce qui est dur ou sec.
Une sécurité par chaines
de bon diamètre, installées en deux rangées pendantes protège des projections vers l’avant.
Pour le confort du rangement de l’outil après travail, son fabricant a prévu :
1 – un système pour accrocher les flexibles une fois débranchés du tracteur

2 – un crochet qui soutient le cardan de prise de force, une fois dételé, pour qu’il ne trainaille pas au sol et se déboite.

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Tout çà est vraiment bien pratique.
Mais quel dommage qu’un nettoyage ne soit pas proposé en option !!!
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