En plein champ, fé cho !
Les Pov’ Travailleurs de la Terre ont plutôt pas mal beaucoup chaud au jardin.
Ils savent que ça fait partie du métier. De leur beau métier. Nourrir. Sainement. Les humains et les sols. Et qu’ils ne sont pas les seuls.
Selon Météo France, lundi ont été enregistrées les maxi jamais enregistrés un mois de mai. L’écart observé par rapport à la température moyenne de la décade 1990/2000 est de plus de 7°… et 10° chez nos collègues bretons.
« Qui aurait pu prédire la crise climatique ? [1]Comme le disait dans le poste le banquier-socialiste-plus-jeune-président etc… » Bin voui, hein ? Mais qui ?
Ma foi, les Biaux Jardiniers – eux – [2]à croire qu’ils avaient pu prédire ??? Pourtant, c’est que des pov’s ploucs !!! travaillent sur leur ferme à financer les choix nécessaires, à s’a-dap-ter. Par exemple dans les cas précis de ces derniers jours, et notamment…
=> Par un passage précoce aux horaires d’été.
=> Par la plantation des salades sur film blanc dès cette semaine pour tenter de baisser la température de la planche comme celle de l’environnement proche des salades, sur lesquelles les attaques fongiques augmentent d’année en année.

Bien sûr cela occasionnera plus de travail en fin de culture – dont un passage d’outil supplémentaire – pour dégager la planche de ce film – non biodégradable – plus de tri pour apport à la collecte, etc…
=> Par l’automatisation de leur arrosage aussi de plein champ, parce que oui, on doit arroser, et l’automatisation est un soulagement, qui permet de mettre en route, programmer une durée, puis arrêter l’arrosage pour démarrer le cycle suivant, tout cela la nuit, et pendant que le Biau Jardinier… dort ! Ha c’te feignant !
L’arrosage, celui qui aide les végétaux à pousser quant il fait sec et baisse un peu la température quand il fait très chaud apporte à nos semis de légumes les bonnes conditions de développement dont ils ont besoin. Et alors çà, c’est bien pour nourrir nos abonnés.
Les semis de carotte
en carré échelonnés s’en sortent bien pour l’instant, d’autant que les binages entre-rangs ont été réalisés à temps sur les trois premier semis,

Mais sur le rang lui-même, bonne terre Bio plus bonne eau d’arrosage conviennent aussi très bien aussi au développement des adventices.

Dans un des carrés, on a même trouvé sur le rang un tout jeune plant… de noyer !

Une main aussi agressive que experte l’a arraché sans pitié. Ah mais, c’est pas sa place ! Ce que veulent nos abonnés de panier pour cet automne-hiver, c’est des carottes ! Noix et huile de noix dans quelques décades, pas mal de collègues font ça, et très bien.

Le dernier carré semé de carotte est en cours de levée, on espère pouvoir passer sans tarder avec la bineuse de précision Duo, parce que « les mauvaises herbes », ça pousse aussi pas mal, vu qu’on arrose…

Comme semis en cours de levée, il y a aussi
le panais.
Dans certains cas, la petite pilule d’argile qui enrobe chaque graine (bio) pour en faciliter le semis et la régularité de germination, est encore accrochée à un des cotylédons.

Là aussi, les adventices commencent à se montrer ; la chaleur aura bien favorisé notre ennemi le pourpier, dont les plantules rouges paradent.

Dans l’échelonnement des
carrés en pomme de terre,
ça se passe pour l’instant plutôt bien : les trois derniers plantés,

on a pu les herser avec l’étrille – et avec l’efficacité d’une météo que le Biau Jardinier avait réussi à mettre à profit –

et à les biner à temps.

Le premier carré de plein champ, par contre, un commando de Biaux Jardiniers armés de seaux a dû intervenir quelques heures pour éliminer ce qu’on n’avait pas pu détruire à temps mécaniquement pour cause de passage pluvieux trop long. Une action à 4 pattes et une alternance de binage et buttage ensuite, et le carré retrouvait une bonne tête !
Pourvou qué sa doure !
Mais vu l’évaporation en ce moment, on devra – du moins si on veut récolter – compenser avec le (plus que sexagénaire) circuit collectif d’arrosage.
Pourvou qu’il doure !

Les Biaux Jardiniers ont entamé la
plantation des « petites » courges,
c’est à dire les variétés qu’on cultive en plus petite quantité. Et sur toile noire tissée réutilisable bien longtemps. Une fois les planches fumées et préparées, Vivien et Myke ont installé les toiles pré-percées qui avaient été soigneusement pliées la saison dernière.

Quand on revient prendre le dernier pli, chacun emmène en même temps un paquet d’agrafes à la main,

et on les fixe en place.

Plus tard, les Biaux Jardiniers ont planté les courges, et l’arrosage a été démarré.

Aubergine et poivron aussi,
les Biaux Jardiniers les ont plantés, mais sur planche couverte en biodégradable.

Les engrais verts
semés en toute fin d’hiver, derrière les panais continuent de pousser tranquillement, accompagnés des fleurs jaunes de quelques panais laissés dans les planches de culture.

Engrais vert avec le même genre d’aspect mais
sous tunnel
le sorgho continue sa jolie pousse, rapide, à côté des oignons botte.

Sous tunnel en fin de semaine dernière, les Biaux Jardiniers avaient réalisé une petite séance de
paillage des concombres sur le rang
avec de la laine des moutons de Romain. Ils ont tout laissé en place, et bien, pendant le week-end (in french in ze text) les petits nains ne sont même pas venus terminer le chantier. Dommage !

Sous tunnel encore, on a planté une nouvelle série pour prolonger
l’échelonnement de tomates.
Et bien sûr que les lignes de goutte à goutte bas débit ont été installées : un seul litre par heure et par goutteur, ça convient bien au sol de cette parcelle.

Sous tunnel toujours, toute l’équipe assure régulièrement
taille et palissage,
notamment des tomates.

Du côté des récoltes
en cours
et même si cette semaine il n’y en a pas dans les paniers – mais il y a quelques autres nouveautés – on continue celle des pommes de terre nouvelles. Toute l’équipe y a travaillé « à 4 patt » chacun-e, donc à 10 mains au total.

On récolte aussi de la carotte botte, dont Matthieu, le chef couvert d’une casquette de forme US, publicitaire et patriotique, a vérifié le bon état avec la bêche de… son arrière grand-père.

Carottes soulevées avec… la souleveuse (qui aurait pu prédire ?!?) qu’il avait auto-construite en kit de l’Atelier Paysan.

Récolte à venir,
sous peu, normalement, les petits pois. Dans le carré où ils poussent, à côté des fèves, pour l’instant, et malgré les chaleurs, ils s’en sortent.
Pourvou qué sa doure !
Mais on n’est pas complètement sereins… pour les aider, on va leur redonner à boire sous peu.

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