Scoop !
Exclusif !!
Exceptionnel !!!
Incroyable mais vrai !
Un paysan fait la « Une » du journal
sans…
- sans brûler des pneus à la préfecture,
- sans casser des locaux administratifs ou écologistes,
- sans menacer les agents de police de la biodiversité (OFB),
- sans jeter fumier, plastique et fil de fer usagés dans les rues, voire lisier sur habitations d’élus.
🙂
Et un encart posait une très bonne question :
et bien l’image, du moins celle de la réalité du terrain de l’agriculture biologique AB certifiée, en ces derniers jours de ce sec mois de mars, chez nous, est assez diversifiée. Au-delà des évidentes récoltes-préparations hebdomadaires pour
- les paniers de nos fidèles abonnés,
- notre coopérative BioÀPro,
- le Biocoop de Chalon Chatenoy le Royal,
les Biaux Jardiniers sont en plein dans les travaux de démarrage du printemps : déchaumages et engrais verts, mise en place de nouvelles planches permanentes, protections contre le froid – et le sec, plantations précoces, etc…
Beau ciel bleu, temps frais et sec
Fin mars, c’est la saison où les cultures de printemps, on commence à les repiquer en plein champ avec les risques météo associés. Comme protection, on utilise des voiles polypropylène non tissés, plus ou moins « lourds » (19 ou 30 grammes / m2) selon la protection recherchée, la charge sur le végétal et la perte de luminosité acceptées.
On en installe « à plat », lestés avec des silosacs remplis de sable grossier, ou avec des pelletées de terre,
ou bien « à la planche » sur arceaux chenille dessous et dessus, qu’on ouvre si besoin. « À l’ancienne ! »
Pommes de terre
On a planté les carrés de pomme de terre précoce,
avec la vieille Préfer (détails très illustrés ici) réglée pour créer de légères buttes qui faciliteront nos premiers binages « à l’aveugle ».
Ses distributeurs à godets respectent les germes des plants.
Comme la livraison n’était pas du calibre commandé (hé oui, le plant PdT Bio, c’est pas toujours bien facile, l’approvisionnement), pour s’dapter Matthieu a modifié le réglage d’intervalle de plantation, et donc contrôlé « de visu » que c’était bon. Bien sûr, on fait confiance à la machine, mais on a besoin que l’œil paysan valide !
Ça suit son cours
En ce moment au jardin, ça pousse, un peu lentement, mais bien joliment… légumes sous tunnels
comme engrais verts en plein champ. Ventes de demain comme fertilité de demain.
On a apporté des
arrosages
en plein champ sur les semis et repiquages
et aussi sur les occultations, une technique de lutte préventive contre les adventices soigneusement suivie chez nous, convaincus que nous sommes que « si on rate l’occult, on rate la cult -ure ». (Article très illustré ICI).
Re prise de terre
Ciel bleu, ventilation naturelle, absence d’arrosage du ciel, la météo a joué pour nous. Matthieu a pu passer le vieux vibro large
dans la parcelle que Romi avait préparée avec les disques. Ça a été assez long… si la pluie tarde encore, ça aidera à déssécher les touffes de graminées (poacées …!)
mais il faudra de la pluie pour préparer le semis d’engrais vert. Ah, jamais contents ces paysans, et exigeants ! Il leur faut sec ET pluie, genre fromage ET dessert.
On a aussi réussi à monter les buttes dans la parcelle des choux de Bruxelles qui avait tant souffert d’asphyxie par excès d’eau la saison passée : on tient le bon bout.
Et puis c’est tout ?
Rien fait d’autre ? ?
Ah bin si ! Commencé un gros travail : monter au cultibutte toute la série de nouvelles planches permanentes dans le bas de la parcelle mise en culture de légumes l’année dernière après drainage en 2023. Y’en a grand, ça va occuper un moment… d’autant qu’après, il faudra y faire le chantier de l’installation d’arrosage, etc… etc…
Et puis, en guise de conclusion de cette semaine – « communicante » comme « bio-productive » – on a eu la livraison d’un peu de fumier. Le fumier, c’est quoi ?
C’est le bon caca de la vavache, bien sûr, cet irremplaçable ruminant. Et « en même temps »,
=> c’est ce que l’agriculture « conventionnelle » démontre régulièrement qu’elle considère comme un déchet à balancer sur les directions régionales de l’environnement et autres préfectures (avec préventif accord darmanesque made in France de 2023/24 confirmant la traditionnelle immunité « syndicale ») pour obtenir de nouvelles autorisations d’usage de toxiques pour production alimentaire, la suppression à-priori des rarissimes PV et des encore plus exceptionnelles poursuites judiciaires en cas d’infraction au Code de la Route (non, de l’Environnement, celui « adossé à la Constitution »… mais sans radars de contrôle)
=> c’est la potentielle source de pollution quand concentration des élevages et manque (voire absence) de pailles entraîne sur-fumure, lessivages et concentration de nitrates dans l’eau, coûtant donc sa « potabilisation » (qu’en termes galants ces choses là sont mises… disait Molière) financée par tous les citoyens.
=> Bien sur, le fumier, c’est aussi « tout un poème » !
=> c’est en Bio chez nous, en harmonie avec une rotation à base d’engrais verts longs systématiques, ce qui améliore la fertilité de la terre que nous cultivons, permet une alimentation de qualité définie, valorise préservation/amélioration du milieu, et sa transmission aux futurs, loin du monarchique « après nous le déluge » [1]hélas souvent grassement subventionné
Au delà de quelle image donner de l’agriculture, par la photo de pratiques valides,
transmettre les possibles du terrain.
Dans ce contexte à l’agressivité en pleine libération,
avec calme et détermination,
dans le réseau.

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En route !
[2]La Paysanne. texte de Gaston Couté (1880 – 1911) musique Le P’tit Crème voix guitare Jean Foulon
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↑1 | hélas souvent grassement subventionné |
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↑2 | La Paysanne. texte de Gaston Couté (1880 – 1911) musique Le P’tit Crème voix guitare Jean Foulon |