Dans les jardins, ça reste pas très facile : on pourrait dire que la terre de Bresse colle aux sabots… si on en avait ! Mais non, chez nous, pas de sabots : quand c’est pas « croquenots », c’est « bottes » !

Et cette fin d’année au jardin, on pourrait dire « c’est pas super sympa ». Ça n’est pas qu’il y ait une ou des catastrophes, non. C’est simplement que, en fin d’année, on constate l’accumulation des conséquences de ce qui nous est tombé sur le coin du nez pendant toute la saison météo… comme quoi, pour la pluie aussi : un seau, ça va, trois seaux, bonjour les dégâts !
Durant la saison, à force d’obstination, de disponibilité et d’adaptation aux contraintes, chaque binage a été fait, mais en conditions « très limites », et suivi d’une pluie, qui en a contrarié grandement l’efficacité. Conséquence : de l’herbe, un peu moins de rendement, et puis pas mal de difficultés « après » : pour travailler à nouveau les planches et semer les engrais verts. Mais, là aussi, à force d’obstination, de disponibilité et d’adaptation aux contraintes, la plupart ont pu être semés. Mais pas partout… et alors là, les engrais verts, en terre mouillée… mi-décembre… ça commence à être un retard digne de la SNCF.
Le Biau Jardinier a pu reprendre quelques unes des dernières planches avec le cultibutte « auto-construit de la première génération »

et dans d’autres, il a passé la butteuse. Et selon la situation on va dire que ça n’allait pas toujours bien :
quand il y avait peu de végétaux à incorporer, c’était « pas cata, mais… »

quand ça avait déjà été incorporé bien avant et que donc il n’y en avait pas, « çà passait ».

Mais quand il fallait butter les planches de pain de sucre – et autres – ravagées par ces « P… de chevreuils », et bien… « c’est fait et restons polis ».

Enfin, une chose est certaine : avec le buttage, c’est le moins nul pour passer l’hiver, c’est mieux que si c’était pire, et si jamais il y avait 4 ou 5 jours de gel par dessus, ça nous aiderait bien !
En attendant tout çà et l’année prochaine, ma foi, on continue des rangements, notamment les tubes d’arrosage, et il y en a un bon nombre, avec en plus ceux achetés d’occasion cette année.

Rangement aussi des emballages. La dernière livraison de caisse bois – d’occasion – a pu être abritée rapidement, et on y a rangé à côté des palox bois consignés du groupement endive « pas chicon que cha« . Ainsi que plusieurs palettes de cagettes lavées toutes propres, avec un joli petit stock de grises emboitables.

Après les quelques sessions lavage, on a de quoi voir venir, et c’est bien : des palettes de cagettes propres à l’entrée de l’hiver ça donne la même sensation calme qu’un bucher plein bien rangé en fin d’été (quand on a un poêle).
On se prépare à faire les derniers paniers de l’année civile 2025, avant deux semaines de vacances de Noël.
Mais nous, paysans, à propos justement de Noël, et en macronie 2025, on se demande bien : si « nos » zélus continuent à pratiquer le confinement de la population bovine avec abattage total des malades comme des sains pour préserver l’export, et si, (pour cause de désert médical ?) une SDF accouche dans une étable vide et froide, qui soufflera pour les réchauffer, nom de Dieu ?!? [1]puisqu’il n’y a plus d’ânes, à part… où ? « sur le dessus du panier » ?

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| ↑1 | puisqu’il n’y a plus d’ânes, à part… où ? « sur le dessus du panier » ? |
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