Il y a une bonne quinzaine, les Biaux Jardiniers avaient enfin pu déchaumer une grande parcelle dont les planches étaient dans un état de sècheresse avancée. Les pluies dont on a bénéficié ensuite ont remis en route la vie latente dans le sol.

L’assimilation des végétaux enfouis a démarré, et… çà commence à pas mal verdir puisque les graines présentes ont levé : alors bien sûr, il y a un peu de vesce issue de l’engrais vert précédent
mais surtout pas mal d’autres végétaux, tout à fait indésirables aux maraîchers, notamment des poacées,
mais pas que. Aussi des « dicot’s. (ylédones, répondit l’écho !)
Le but maintenant, c’est de détruire cette végétation (non comestible) par un passage d’outil à dents. Et vite ! Parce que les météos nous menacent d’un épisode très pluvieux. Et qu’on voudrait bien mettre ces planches en position hiver ! Alors comme les conditions étaient favorables et que mieux valait ne pas traîner pour avoir le temps de « valoriser au mieux l’occasion favorable, » Matthieu a confié à Vivien la distribution des paniers aux amapiens lyonnais de la Guillamap et de l’Alternatibar.
Et il a « sauté sur le tracteur » et s’y consacre à 100% .
Parce que çà n’est pas une mince affaire : sur cette parcelle, la rotation prévoit pour l’année prochaine la culture de légumes sur une vingtaine de carrés (de 16 planches chacun).
Le but de ce passage d’outils est double :
- modeler grossièrement les planches et les fissurer en profondeur – sans bouleversement des différentes couches du sol – pour qu’elles supportent au mieux les pluies de l’hiver (on les souhaite et les espère !). On utilise donc le cultibutte – auto-construit à l’hiver 2010-2011 – avec ses dents ressort double spire équipées d’ailettes assez étroites. (Quelques photos et détails « archéologiques » ICI)
- détruire les plantules, levées et en début de développement, par un binage superficiel conséquent. On utilise donc le bogie arrière constitué de deux rouleaux de vibro à barres plates crénelées montés sur un des bâtis auto-construits en stage par Matthieu l’année de son installation. (Quelques photos et détails ICI)
Après quelques réglages
et avoir vérifié que le résultat correspondait à l’objectif,
et bin ma foi…
il n’y avait plus qu’à s’obstiner…
parce qu’il y en a quand même pas mal à faire.
Et à part çà ? Et bin… à part çà…
on s’occupe à l’abri.
C’est de saison : on met
des endives
en bac qu’on installe dans leur local pour qu’elle y poussent. (photos et détails ICI)
Comme c’est aussi la saison de bientôt planter
l’ail,
on en prépare la semence, activité manuelle, statique et pourtant assez physique : les caïeux sont « bien accrochés », et le jeu consiste à ne pas les blesser en les séparant de la gousse : doigts fermes, poigne déterminée… et geste maîtrisé. Les mains de Émilie et Mycke ont assuré.

« En même temps », Matthieu a filmé les planches. La plantation ne va pas tarder.
On s’occupe aussi aux récoltes,
dont du panais pour des livraisons prévues au planing

et on a entamé la récolte du dernier carré de carotte, en commençant par les planches « du bas » qui étaient « vraiment crades » pleines de végétal non comestible. Résultat des courses, logique dans ce genre de raté :
c’est vraiment plus long à récolter,
mais tout le monde fait çà de bonne humeur même si il n’y a qu’une moindre récolte, ce qui est plutôt vexant quand on a l’habitude des beaux rendements.

Et comme d’hab lors des session récolte de racine, après, Matthieu fait les rangements en chambre froide, c’est à dire :
- sortie des big-bag d’endive qui sont en cours de mise en bac
- installation des palox de carotte à l’emplacement prévu
- remise devant des big-bag d’endive pour le lendemain.
tout cela « après le travail » (ce qui suppose que ce doit être du loisir…) Mais en fait non, vu l’heure en cette saison, pas de loisir : c’est tout simplement du travail « au noir« …
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