Sur leur ferme, les Biaux Jardiniers de Grannod ont préservé les haies encore existantes à leur arrivée, et planté plusieurs milliers d’arbres de pays en complément pour « refermer » le maillage bocager et ainsi favoriser la biodiversité, lutter contre l’érosion éolienne, réguler l’humidité, etc… Parce que OUI : notre maraîchage, c’est AVEC les arbres. Mais après plusieurs années – consécutives ou non – d’accumulation de sècheresses globales et canicules estivales, les conséquences sur les arbres s’accentuent.

Sans doute la quinzaine de millimètres de cet arrosage tombé du ciel cette fin de nuit leur fera bien du bien, mais pour savoir jusqu’à quel point maladies et décès seront limités, rendez-vous l’an prochain pour l’estimation.
En tous les cas au jardin la baisse des maxima, va faciliter les choses pour les légumes feuille. Ce serait très bien, parce qu’à la fin de l’été, chez nous, c’est une part notable du travail, et des ventes.
En plein champ,
dans les carrés de chicorée,
l’échelonnement des plantations de pain de sucre a pu être réalisé en temps et en heure, et avec une bonne reprise grâce à l’eau de la Seille que le circuit des maraîchers de Sornay nous garantit. Nous menons ces cultures non pas sur planche filmée mais sur terrain nu, avec donc de nombreux binages à la clé. Le risque d’envoyer un peu de terre près du cœur de la salade lors des passages d’outils est très faible à cause de sa conformation, alors, nous en profitons pour le prendre au bénéfice de deux avantages :
- travailler régulièrement le sol superficiellement pour dynamiser l’activité microbienne au changement de saison
- limiter l’usage de films de paillage quand il est raisonnablement possible chez nous de faire autrement.
Pour l’instant çà pousse plutôt bien.

Du côté des carrés de laitue
c’est à dire laitue beurre, feuille de chêne blonde ou brune, batavia verte ou brune, les carrés de plein champ sont « pleins ». Et après une dizaine de jours sans, des récoltes vont recommencer sous peu. Le paillage blanc a eu un effet positif, comme le suivi précis de l’arrosage assuré par Matthieu.

Mais la saison avance, et lors des dernières mises en place, les Biaux Jardiniers ont suivi le conseil de Monsieur Sagesse Populaire « ne pas mettre toutes ses salades dans le même panier ». Ils ont « réparti le risque » entre paillage blanc adapté à automne bien chaud et ensoleillé et paillage noir si températures globalement fraiches et ensoleillement faible.

Mais pas de doute : aucune de ces deux solutions ne sera parfaitement idéale… d’ailleurs les Biaux Jardiniers de Grannod ne pratiquent que l’agriculture Bio du possible.
Dans les planches de panais
(nous n’en avions détruites que 3 face à l’invasion d’adventices) çà continue sur la bonne voie… le long d’un haie de protection du Nord dont quelques individus ont trop « bronzé », suite à exposition trop longue au rayonnement solaire. Notre Biau Jardin de Grannod n’est pourtant pas une plage méditerranéenne ou adriatique !

La récolte des carottes précoces
pour les cantines a donné de beaux résultats dans le premier carré, complètement récolté. Le Biau Jardinier avait même eu le temps d’y commencer l’incorporation des fanes.
Dans le carré suivant, dont toute l’équipe

vient de terminer la récolte,

calibre et rendement sont là aussi bien satisfaisants.

La reprise des planches de ces deux carrés est en route.
Le céleri-branche
(on en avait mis dans les paniers la semaine dernière) est joli. Il reste actuellement bien sain.

En cette fin d’été où durant plus de 3 mois les légumes n’ont pas manqué d’adversités climatiques sévères comme les Biaux Jardiniers de conditions vraiment éprouvantes, c’est bien agréable de ressentir un genre de résultat-récompense à tous ces risques pris et difficultés assumées et surmontées.
Sous les tunnels
l’échelonnement de salade
par séries de quatre planches

continue, comme prévu au plan de culture. Avec les plants de l’ami Vincent, sur planche avec film noir.

Les plantations de côte de bette
pour les récoltes de cet hiver sont en bonne forme. Les Biaux Jardiniers suivent les binages manuels.

Sous tunnel aussi, Matthieu a réalisé le
premier semis de radis botte
avec ce qu’on pourrait presque baptiser avec ironie notre « semoir-auto-moteur » : le semoir Huet (acheté d’occasion) attelé (à demeure !) au vieux Massey Ferguson (bientôt quinquagénaire) acheté (d’occasion) par les Biaux Jardiniers Canal Historique (à la fin des années 1980) …
Et Vivien n’a pas mis longtemps à protéger la levée des radis par la pose d’un filet tissé anti-insectes.

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Même visés par l’agrochimie industrielle de la loi Duplomb
bien en cour dans les palais (Élysée, etc…)
on s’accroche.
Et on a raison de s’accrocher.
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