L’automne, c’est aussi la
saison des rangements du jardin.
Dans les carrés de courges
cultivés selon notre – très « fameuse » … – méthode corse (article bien illustré à lire ICI) les Biaux Jardiniers – de Grannod ! – ont consciencieusement plié en 2 puis 4 puis 8 etc… les toiles tissées noires qui évitaient la pousse des adventices dans la culture de courges.

Du même mouvement, çà permet de rassembler sans trop de peine les restes de la culture au bord du chemin.

Çà facilitera le travail de reprise mécanique : les restes des tiges de courge, très solides le plus souvent, ne viendront pas s’accumuler entre les dents des outils qui prépareront le lit de semence de l’engrais vert qui va suivre.
Les toiles bien pliées, les Biaux Jardiniers les ont empilées sur une palette de façon à pouvoir les ranger sous un des « tunnels de quincaillerie » du jardin.

Jusqu’à la saison prochaine, où on fera le travail inverse…
Les courges avec couverture du sol par la toile tissée…
- çà fait de l’investissement ? Oui, mais durable si on les soigne assez pour s’en servir 10 ans, donc tout à fait abordable bien que en hausse parallèle à l’énergie fossile (plusieurs centimes par kg récolté, « charge » évidemment économisable… avec « stagiaires » et travailleurs non-payés)
- çà fait beaucoup de manip’ ? Oui, mais dans des positions et à des saisons où çà n’est pas encore trop – ou plus vraiment – « la bourre ». Et puis, binages mécaniques comme désherbages manuels, c’est pas mal de boulot aussi… (enfin, çà nous semble). Les un-e-s comme les autres méritant salaires. Décents.
- çà utilise du plastique ? (pa-écolo-du-tou) Moins de 8 grammes par kg récolté : c’est beaucoup ou pas beaucoup ?
- çà fonctionne ? Tout à fait… sinon… suffit de voir « sur internet » (ou le terrain) les champs de panic, chénopodes, amarante, ou autre… cachant les courges à la vue, et re-semant à forte densité leurs graines qui infesteront les cultures des années suivantes !!
- c’est infaillible ? Comme toute chose humaine en ce bas mode… pas moins… pas plus… (et heureusement…) La preuve ? des planches sans adventices en octobre en haut de cet article. Et si la mise en place laisse un peu à désirer entre 2 toiles, les adventices s’installent, puis prospèrent, hors de la vue et du souci paysan débordé.

Oui : notre métier, et c’est sa principale difficulté mentale, est vé-ri-fi-ca-teur.
L’automne, c’est aussi la saison de
préparation des courges
pour la vente, d’autant que la récolte a été plutôt belle. Et pour enlever les restes de terre et autres débris végétaux, on met en service la brosseuse, un investissement réalisé (neuf) par les Biaux Jardiniers Canal Historique il y a plus d’une quinzaine d’années. Montée sur roues,

elle est équipée de brosses suffisamment peu agressives pour ne pas blesser les légumes, en forme de cylindre ondulé, efficace.

Le palox est tenu à bonne hauteur par les fourches du chariot. Kim peut en prendre plusieurs butternut et les installer à tourner sur les brosses, puis,

elle les présente une à une pour fignoler.

Côté plantations récoltes
cette semaine, les Biaux Jardiniers ont repiqué une
nouvelle série de salades

et en ont bien sûr récolté d’autres, aussi pour les différents magasins et cantines.

Suite des
belles récoltes de céleri-branche,
dont nous sommes contents de la qualité malgré une saison vraiment très chaude.

Cette semaine, les Biaux Jardiniers ont aussi terminé la
récolte du deuxième semis de carotte
de début d’automne, satisfaisante. Le grand local en froid humide a été mis en route il y a peu et commence à se remplir significativement.

Le travail de la fertilité
se fait « tout seul »… et les premiers mélanges d’engrais verts son plutôt bien jolis. Chaque plantule levée fait son travail, nuit et jour, semaine, dimanche et fête carillonnée ou pas, etc… sans plus rien demander aux Biaux Jardiniers (que leur affectueuse admiration 🙂 ! )

Grâce à la seule photosynthèse, les racines commencent à fissurer et structurer le sol, à empêcher les lessivages des fertilisants présents, à produire les feuilles dont les sucres notamment nourriront dans quelques mois la vie du sol, etc… etc… Sans engrais chimique, sans pesticides de synthèse, sans besoin de gaz importé (et donc sans les subventions publiques pour en compenser la hausse) ni pollution des eaux, etc… etc… etc… Les engrais verts en Bio, trop simple, naturel, doux et écologique pour la technocratie financière de la violente politique macronienne [1]et de pas mal d’autres aussi, hein !.
Derrière des planches de côte de bette, les engrais verts les plus récemment semés, eux, s’implantent tranquillement. L’avenir leur appartient.

Et toujours pas une goutte de pluie…
… dans la cour de la ferme, les limons fins que les roues ramènent du jardin forment une poussière que la moindre circulation soulève et transforme en nuage.

Il n’y a pas besoin de beaucoup de trafic pour se poser la question du western : c’est les « vaches garçons » qui poursuivent les autochtones, ou les sauvages à plume qui entourent les uniformes ? Tout çà parce que Matthieu range les quelques déchets compostables de la journée…
Vivement la pluie ! Au moins on pourra se plaindre que c’est trop mouillé et que çà gouille !!! Et, avant les élections, le ministère de l’agrochimie annoncera le même milliard que suite à la sècheresse : quelques centaines d’euros pour chaque ferme.
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| ↑1 | et de pas mal d’autres aussi, hein ! |
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