Période chaude avec passage caniculaire, sécheresse obstinée, la météo se maintient… dans le rouge/rouge. Çà chauffe, et continue de chauffer. Les corps sont bien sollicités, et bien que les Biaux Jardiniers ne travaillent « que le matin », 6-13, çà n’est quand même pas tout à fait un mi-temps à l’ombre…
On s’accroche.
Les légumes eux aussi ont bien chaud et soif. Alors… et bien on arrose (pourquoi du comment on arrose, détails en photos ICI). Les restrictions pour le maraîchage dans notre secteur ne sont pas encore en régime « crise ». Et bien qu’elle baisse, la Seille continue d’apporter depuis le Jura encore une partie (petite) de son eau jusque dans la station de pompage de l’ASA (association syndicale autorisée d’arrosage).
Les sommes investies dans l’automatisation des arrosages du jardin aussi sur tout le plein champ permettent d’arroser sans avoir besoin de déclenchement et arrêt humain. Et donc, oh miracle, les légumes peuvent bénéficier d’arrosages de la durée souhaitée et en plein nuit, pendant que le Biau Jardinier… dort ! C’est le confort bourgeois à tous les étages 🙂
Les Biaux Jardiniers ont donc pu arroser juste après plantation, et par apports fractionnés, pour limiter les dégâts de la chaleur, les plantations récentes de choux, de fenouil, etc…

Arrosage aussi mais en mode chantier : une petite réparation – localisée – est en cours. Tout l’art consiste à trouver les pièces que l’on découvre en creusant devoir changer. En ces périodes 14 juillet / 15 août, « c’est pas évident », et si en plus on les veut au bon diamètre… comp-pli-qué. Et dans un coin où circuits d »arrosage et de drainage se croisent, ça demande plus de pelle manuelle. On va encore gaspiller de l’eau potable sous la douche 🙂 !
Mais bon, « ça va s’faire ! »

Parmi les récoltes du moment, les Biaux Jardiniers ont fait des bottes de carotte dans le carré du premier semis précoce. Elles sont bien belles. C’est bon pour les abonnés de nos paniers et la variété de leurs crudités, c’est bon aussi pour le moral paysan !
Sitôt récoltée, la planche a été re-travaillée, ce qui jouera le rôle de faux-semis. C’est un des avantages du travail en planche permanente : pas nécessaire d’attendre que tout le carré soit disponible, puisqu’on peut travailler « à l’unité ». Et c’est notre travail qui gagne de l’avance sur la pousse des adventices.
Depuis leur jardin quasi « verdoyant » dans le catastrophique contexte météo du moment, les Biaux Jardiniers regardent avec effroi
- les prés ressembler à des paillassons,
- les bovins manger 100% foin en juillet, boire l’eau heureusement apportée par les citernes agricoles notamment grâce à l’ASA,
- les arbres, climatiseurs naturels du milieu, souffrir, jaunir, défeuiller cette année encore,
- les corps publics de sécurité « dé-financés » [1]ceux sans matraque ni LBD et en même temps sur-mobilisés,
- les responsables parlotter après leurs années de déni négationniste.
Sûr d’eux, les partisans et praticiens du TPMG [2]Tout Pour Ma Gueule sévissent.
Les Biaux Jardiniers ne sont pas sans nombre d’inquiétudes ni abondance de charge mentale…

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