Bien sûr il n’y a absolument pas de quoi « s’en vanter » – et d’ailleurs on ne s’en vante pas !
Mais quand même, après un hiver « très » mouillé (oui : très) après une année « pas facile », voire « compliquée »… et bin ça fait bien du bien. Avec une météo assez favorable, et des facultés d’adaptation assez paysannes, on a pu ces jours-ci réaliser à temps ce qui est de saison au jardin… Résultat : pas de repiquage en retard, et pas grand chose ou rien qui « traine dans les coins des carrés ».
Le jardin a « sa tête d’équinoxe de printemps » :
- haies bocagères en tout-tout début de feuillaison,
- carrés d’engrais vert hiverné en dynamique de pousse mais pas bien hauts. Et avec allées permanentes tout récemment – et bien opportunément – binées (un tout début de ouiquaine mais, comme ça, c’est fait, et bien fait, comme çà on est sûr de pas commencer à accumuler des « p’tits bouts de retard », vous savez, ceux qui savent si bien s’empiler sans trop de bruit et se transformer en obstacle… qu’on doit finalement franchir sans élan…)

- planches prêtes ou en cours de préparation pour futurs repiquages ou faux semis,

- carrés en cours de reprise progressive, avec déjà quelques nouvelles plantations protégées du froid par des voiles thermiques,

- nouveaux carrés pour les semis de légumes-racine progressivement mis en occultation, avec même parfois des toiles tissées toutes neuves (elles durent une bonne dizaine d’années, donc on investit dans de nouveaux rouleaux « tous les pas souvent ») .

- carrés de « grandes planches » dans lesquels Matthieu a pu passer en bien bonnes conditions – de sol avant travail et de séchage après – un premier coup de vibroplanche. Celui en mode « agressif » c’est à dire avec double rouleau à plats crénelés ; pour détruire la levée d’herbe qu’il avait organisée dans ce but par l’échelonnement de précédents travaux avec la butteuse puis le cultibutte. Les jeunes plantules ont eu toutes les chances de souffrir avec leurs jeunes radicelles exposées au soleil (timide mais quand même), au vent (léger mais quand même) et d’en mourir. Gniark Gniark Gniark : rire sarcastique du paysan maraîcher qui assassine avec succès des végétaux non comestibles… juste avant la réalisation d’une prévision météo pluvieuse !

Dans les parcelles globalement, tout est ras du sol mais… les hauteurs de nos haies bocagères (en place depuis des générations ou ré-installées – par nous et en même temps que nous – à la fin du précédent millénaire et au début de l’actuel) verdissent à vue d’œil.

Engrais verts pluri-annuels
Dans les parcelles de raygrass que nous avions sur-semées en trèfle grâce à l’ami Romi l’été dernier, c’était un peu risqué à pile ou face, mais, l’un dans l’autre, ça a marché. Plus

ou moins bien,

mais le résultat en sortie d’hiver et concernant sa saison à venir nous confirme que le risque valait d’être couru. Mais avec la pression de Rumex, on a intérêt à être vigilants… et à ne pas se relâcher côté calcaire et broyage.
Poireaux
La météo facilitait d’arracher du poireau. Alors, la Barre Porte Outil (la très fameuse BPO auto-constructible) a été mobilisée, équipée avec sa lame souleveuse.

L’équipe des Biaux Jardiniers elle aussi a été très mobilisée : Morgane, Valentin et Vivien, équipé-e-s aussi, mais chacun-e de mains gantées et bras, de dos, etc… etc…

On est en train de récolter le dernier tiers de la parcelle. Les planches récoltées en cours d’hiver ont été buttées voire ensuite fissurées au cultibutte il y a un bon moment, celles récemment récoltées – au premier plan – ont été déchaumées il y a peu.

Sous les tunnels…
l’échelonnement des carottes précoces et des radis bottes va sa vie

et oooh… arrivée du printemps… et floraison plutôt précoce cette année
du Geranium robertianum, une plante qu’on va chercher dans quelques coins particuliers de la ferme dans lesquels il prospère, et que nous transplantons pour installer en bande fleurie. Ce géranium attire de nombreux auxiliaires, principalement des syrphes, mais aussi hémérobes et chrysopes, ainsi que quelques familles de punaises prédatrices dont les Biaux Jardiniers apprécient beaucoup le travail de régulation des parasites de nos cultures.

Et comme le robertianum fleurit à une époque où les fleurs sont encore rares… il y a toujours quelqu’un dessus !

et oooh… arrivée du printemps… et ses plaisirs culinaires !
on commence à vendre plusieurs verdures printanières au Biocoop de Chalon

ou dans les paniers de nos fidèles amapiens : notamment le navet violet botte, si doux quand on le cuit simplement « al dente » et si joli qu’on ne l’épluche même pas et prépare simplement brossé.

Belle récolte aussi d’un épinard bien joli. Et délicieux : notre service consommateur spécial contrôle qualité a évidemment testé avant commercialisation. Il est payé pour ce travail car nous nous devons à notre clientèle 🙂

Bon appétit !
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