Pluies et fraîcheur réorientent évidemment l’organisation du travail des Biaux Jardiniers : c’est la réalité – incontournable – de notre métier paysan. Il faut être non seulement « adaptable »… mais aussi aimer s’adapter. Il faut être « à l’écoute » des « éléments » : ciel… terre… etc…
La preuve lors de
l’épandage du fumier,
qui vise à nourrir et développer la faune du sol, sa micro-faune, et toutes leurs activités, en apportant la « juste » quantité – validée par des analyses de sol régulières – c’est à dire
- ni trop peu ce qui provoquerait famines, dépérissement, maladies et décès
- ni trop beaucoup, ce qui provoquerait indigestions, obésités, maladies et décès.
Cette capacité d’observation et d’écoute est une qualité tellement développée par Matthieu, Biau Jardinier attentif et attentionné, qu’il prend même le souci de téléphoner « en direct » aux bactéries, champignons, collemboles, insectes, myriapodes, lombriciens, etc… etc… de la parcelle concernée

pour savoir « en direct » si il y en a épandu

un peu trop, un peu pas assez, des trop gros morceaux, des trop petits, etc… etc… et, illico-presto, s’adapter ! Oui !

Hé oui : humus, humain, humilité = même racine. Lire dans cet article de 2015 la réflexion sur ce sujet de Luc Veyron, président de la Sérail, station expérimantation légumes de Brindas (69)
Point de vue quantités, cette année aussi, les Biaux Jardiniers s’en tiennent à leurs pratiques
- modérées
- diversifiées
- constantes.
car la fertilité de la ferme marche sur les deux jambes, engrais verts et fumiers ; et sur… le long terme.
Cette année près de 100 tonnes de fumier auront été épandues, après compostage, sur 3 Ha de carrés en planches permanentes. Un dosage très très très loin des apports très très massifs du jardino-maraîchage intensif vivant sur petite surface à buzz.
Du côté des carottes,
une situation tous azimuths. Les Biaux Jardiniers ont réussi à glisser – hélas entre deux pluies – un épisode binage de précision, avec Émilie aux volant de la Duo (détails par ICI),

des différents carrés

à leurs divers stades de développement.

Bien sûr que ça ne suffira pas pour avoir une culture propre, d’autant que quand des pluies « surprise » tombent juste après un binage… c’est un peu le sabotage.
Quelques opérations de commandos devront inévitablement se dérouler sans tarder pour le désherbage manuel (humus, humain, humilité, humiliation…).
Joliment levé, le carré du dernier semis de carotte, lui, n’est pas (pas encore !) concerné.

Sous les tunnels,
les courgettes vont bon train,

l’échelonnement des tomates continue d’être mis en place, Morgane installe les ficelles biodégradables pour ramer les plantations tardives

pendant que les fruits des premières commencent à grossir. À croire que l’été va arriver dans quelques semaines !

En plein champ, on continue les travaux
avec le cultibutte,
pour des fissurations du profil des planches

ou pour détruire des levées d’herbe avant plantation de la prochaine série prévue dans un carré de salades.

Pas d’aléas en ce moment ?
Mais bien sûr que si !!!
Des attaques de rongeurs dans les planches de fenouil : ils les adorent, les sales bêtes ! Mais… adorent le fenouil :
- nos abonnés de paniers aussi !
- les clients des Biocoop de Chalon, de Dijon Ahuy et des Rousses aussi !
- les convives des cantines lyonnaises aussi !
Alors…
…la Biau Jardinière Canal Historique entre en piste, équipée de sa collections de pièges guillotine inox. Et en quelques jours d’intervention et de contrôle bi-quotidien, félins Biaux Jardiniers et rapaces locaux font en un rien de temps disparaître les cadavres de l’allée de circulation où Françoise avait au fur et à mesure déposé les victimes de son piégeage.

Et des récoltes ?
Bien sûr, pas mal de récoltes aussi en ce moment. Les Biaux jardiniers sont particulièrement fiers d’avoir fait une belle cueille dans leur carré de petits pois : un peu plus de 400 kg. Pour çà, toute l’équipe a été mobilisée, un bon paquet d’heures. Parce que oui, le petit pois, c’est pas bien lourd, faut le chercher un à un, à la mano bien sûr, comme des (vraies) vendanges, et c’est largement moins lourd qu’une grappe.

Le petit pois, c’est sans doute une des cultures où les Biaux Jardiniers gagnent le plus mal leur vie. Mais c’est tellement bon ! Comment imaginer un printemps sans petit pois Bio et frais ? Hein ? Ah, ils en ont de la chance les abonnés de nos paniers, les adhérents de la Guillamap : les pois en amap, c’est pas banal. D’ailleurs, ils en sont tellement contents, les amapiens, qu’ils organisent le 24 juin leur fête de l’été, au square où se fait la distribution. Pour partager le privilège du petit pois en amap 100% Bio avec qui le voudra dès la rentrée !

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