Encore moins à l’heure que les années précédentes, voici quand même
Notre coup de rétro Bio sur 2025
- sur notre ferme à taille humaine,
- ET au delà des bornes du jardin,
avec comme d’hab plein d’infos illustrées en CLIQUANT SUR CHAQUE PHOTO !
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Dans le contexte
- de pouvoirs – politique et syndical – anti-bio de plus en plus décomplexés,
- de passages météo favorables aux maladies puis de conditions dures de récoltes d’automne
et avec l’objectif de commencer à bien valoriser les 2 gros investissements de l’année précédente
notre Biau Jardin de Grannod continue à bénéficier
- de la fidélité d’abonnés de paniers motivés,
- du développement des ventes au Biocoop de Chalon,
- de l’organisation collective BioÀPro pour vendre aux cantines lyonnaises.
avec le travail de (par ordre d’ancienneté)
- Matthieu,
- Vivien, Émilie, Alice en CDI,
- Morgane, Valentin, Mike en CDD de 8 mois,
- les p’tits coups de mains estivaux de Gabrielle, Timothée, Ugoline
- et le « Canal Historique » se répartissant piégeage des rongeurs, arrosage des plants et bla-blas du site.
En 2025 aussi ys’plaignent ?!
En janvier, on a eu des vrais gels, alors on a travaillé à l’abri
puis la météo a offert une toute petite fenêtre pour le déchaumage des premières planches, alors zou !
Et le chargé de comm’ avait actualisé la série de documents sur la PAC publiée son « site jaune ».
=> Et pendant ce temps, au delà des bornes du jardin…
- Nicolino rappelait la carrière du négationniste du climat, socialiste chasseur de mammouth.
- Dans une nouvelle étape, la Bio re-commençait à se prendre du plomb plein la g…
- France Stratégie, (le service prospective du premier ministre pas encore détruit ? mais…) annonçait sur bases chiffrées les conflits d’usage à venir sous peu pour l’accès à l’eau.
Demande en eau. Prospective territorialisée à l’horizon 2050
=> « Par chez nous », en février, de gros passages pluvieux ont fait monter les biefs, et sous les bi-tunnels « tout neufs » aussi, on est montés, mais pour tranquillement installer l’arrosage programmable. Ce sont Alice et Vivien qui ont fait ça… en toute discrétion !
Et peu après, en plein champ, on a pu chauler, reprendre et monter des planches permanentes, poser des occultations, semer des engrais verts, entamer le déchaumage de la parcelle drainée, etc… plus continuer les repiquages sous tunnels, bref « tout ce qui était de saison au bon moment ». Bien sûr que dans ce genre d’épisodes, « on finit au phare »…
Matthieu s’était évidemment armé de sa feuille de pompe : il ne s’agit pas de préparer une planche où rien n’est prévu, et vice versa ! Pas question de confondre les planches 1 à 8 du carré 12 avec les planches 12 à 16 du carré 8… n’est ce pas ? 🙂
Les tracteurs ont chacun son tour passé quelques jours chez le mécano, pour principalement investir dans des modifications de circuits hydrauliques permettant plus de confort et polyvalence dans le travail.
Côté comm’, on a essayé d’illustrer dans un article une de nos manières Bio de favoriser l’infiltration de l’eau dans nos sols.
Le début de printemps était un peu « sur le fil », mais c’est le lot du maraîcher obsédé à remplir copieusement les paniers de ses abonnés chaque semaine de chaque mois de chaque année. Et on a pu incorporer les engrais verts, apporter le fumier rapidement composté, fissurer les planches, etc… comme prévu « sulplan ».
On a même bénéficié d’un bon passage de météo tee-shirt et pieds nus. 🙂
Puis un passage de froid orageux a obligé à poser des protections… 🙁 juste avant les premiers radis botte,
et la reprise des deux grandes parcelles a été un peu complexe.
Une journaliste du JSL est venue sur la ferme une journée pour un article « en immersion »
et a mis en ligne une vidéo du chef à écouter-voir ici :
Au printemps, entre beaux passages entrecoupés de pluies et orages, voire de coups de froid,
le rythme a été « soutenu » : mise en place des premières grosses séries pour les cantines, raccordement définitif (en souterrain) de l’arrosage des bi-tunnels, et création de 2 tunnels « blancs » pour ranger la « quincaillerie » en y décapant la terre végétale,
entretiens difficiles entre les précipitations fréquentes
avec son lot de mises en place précipité-e-s, mais tous travaux incontournables faits, avec pour certains l’aide de Romi.
Mai a été vraiment pénible, on va dire poliment comme çà.
Malgré les orages assez violents, on a pu installer la conduite principale pour l’arrosage de la parcelle drainée en 2023, mais à force, pluie et orage ont saccagé des semis,
obligé à des entretiens « compliqués » (comme on dit…), à retarder des repiquages, etc… La météo a commencé à sacrément nous bousculer.
Grâce
- à une bonne mécanisation – adaptée –
- et à une bonne équipe – motivée –
on a pu tout semer/planter avant qu’il ne soit vraiment trop tard.
Cependant, les trèfles engrais vert n’ont pas supporté les orages et le froid, certains légumes racine non plus : il a même fallu re-bâcher les carottes d’un voile thermique… et détruire puis re-semer les panais ! 2 fois !! On ne se souvient pas que ce nous soit déjà arrivé.
Mais on avait quand même pu terminer à temps l’installation enterrée des bouches d’arrosage, finir l’épandage de fumier composté prévu, et même commencer à faire face à la galère des invasions d’adventices – et y’en avait, nom de bleu ! – mais toute l’équipe a été à la hauteur.
« C’était donc moins pire que si ça avait été la cata« , dit le verre à moitié plein.
=> Et pendant ce temps, au delà des bornes du jardin… la « majorité » LRFN.SEA du moment, (c’était Donald-Macroutharram, à l’époque, souvenons-nous) continuait « franco » à nous fiche du plomb dans la g…
- la dérégulation des OGM allait bon train
- l’Agence Bio (notamment, mais pas que) se faisait assassiner.
- Banquier socialiste de l’Élysée, politicien centro-catholique de Matignon et ministre FNSEA de la zone AOP Comté étaient terriblement efficaces :
=> Au jardin, grosses mises en place sous grosses chaleurs,
donc on s’est lancé dans le « blanchiment » à l’entrée d’un été où les ventes se sont très bien maintenues.
Matthieu a aussi pris le temps, au titre de représentant de Bio À Pro,
de participer en Alsace au séminaire national du Réseau Manger Bio
(« Depuis 2010 le Réseau Manger Bio regroupe des plateformes de distribution bio locales et leurs partenaires qui permettent aux professionnels de la restauration d’intégrer facilement des produits bio de qualité, en circuit-court, dans leurs menus.« )
=> Et pendant ce temps, au delà des bornes du jardin…
çà tirait tant que çà pouvait,
pendant que dans notre beau pays
- de climat tempéré,
- aux 365 fromages,
- patrie – de la déclaration – des droits de l’homme,
- etc…
ça crame.
Et sur le terrain de notre ferme, ça ne devenait pas plus facile, mais on a limité la casse.
Heureusement
- que les tubes d’arrosage achetés d’occasion dans le Nord ont été livrés à faible coût pas trop tard …
- que Charlie a commencé à raccorder les évacuations des bi-tunnels
- que Romi a pu venir en sur-semer là où le trèfle avait raté, et qu’on a eu un tracteur prêté pour déchaumer les presque 3 ha du Pioché avant que « ça dévisse ». Parce que oui, les bonnes fenêtres météo pour le travail de sol avaient tendance à manquer ; et les périodes sans pluie pour que les adventices binées puissent crever étaient bien rares.
Vraiment, l’entretien estival a été dur, entre brutalité météo
alternance de chaleur orageuse
et brutaux coups de chaud. Parasites et maladies étaient à la fête, les maraîchers récolteurs et bineurs nettement moins. Et les désherbeurs…. j’tedipa !
Alternaria sur carotte, sur aubergine, cultures irrégulières, beaucoup de perte sur salade, des manques par décès précoce sur poireau et chou.
Mais aussi…
- gros rendement des pastèque prévues pour les étudiants lyonnais (les palettes supplémentaires ont trouvé preneur sans difficulté par BioÀPro notamment)
- début de partenariat sur quelques légumes avec le Biocoop de Dijon
- 🙂 !
=> Et pendant ce temps, au delà des bornes du jardin…
- 40 années après, on n’a pas oublié de se souvenir,
- Attac a célébré le 4 août,
- et après plus de 2 millions de signatures d’électeurs, et, bien sûr, les majeurs virilement tendus du pouvoir, quelques sites offraient des précisions construites…
Ils voulaient notre main, ils nous laissent un doigt . Victoire ??
- Les exécutifs du moment nommés – non pas en AB mais en ABB – par le prince du moment, « font le job ».
- Un rapport de la Cour des Comptes sur la gestion des Chambres d’Agriculture signale depuis 2017 « atteintes à la probité”, “dysfonctionnements”, “décisions illégales”, et un de ses membres dénonce une « vraie déficience de l’État dans cette affaire”
Et l’équipe de Pierre-Henri Bonno et François Purseigle publie une nouvelle étude.
Chez nous l’automne a été d’abord « bien pluvieux », avec des passages assez chauds pour favoriser les maladies (fusariose sur poireau… PFIOU !)
mais le chef a pris une semaine de vacances avant les froids.
Et ensuite il y a eu « beaucoup de pluie ». Mais on a quand même réussi à semer des engrais verts sans délai après toutes les récoltes. On aura confirmation plus tard en saison que c’est, pour nous en Bio, d’une très grande sagesse de considérer çà comme une tâche vraiment-vraiment prioritaire !
Et puis aussi…
- grosse activité de vente à BioÀPro,
- idem à Biocoop Chalon et Dijon.
Face à une météo contrariante, on a à peu près réussi à réaliser toutes les préparations de sol nécessaires mais les récoltes du stock hivernal ont commencé à s’étirer…
et les premiers gels à taper… mais pour la récolte de la Pain de Sucre, nous avions été très très très aidés par « ces P… de chevreuils« , qui ont fait absolument tout le boulot. Nous avons été indemnisés des 5 000 salades comptées par l’expert, sur des tarifs bien évidemment défalquant les frais de récolte, les cagettes, etc… d’un barème national basé semble-t-il sur une méthode de production à grande échelle, et en agro-chimie. 🙁
=> Et pendant ce temps, au delà des bornes du jardin…
- ça tripatouille,
Pesticides et santé : 4 scientifiques dénoncent l’édulcoration d’un rapport du commissariat au plan
- tant que ça peut
Stratégie alimentaire : plus de limitation de l’ultra transformé !
- et re-tripatouille, « en bande organisée »,
Trop de gras, sel et sucre : si c’est « terroir », y’a bon !!!
- des citoyens agissent,
- et c’est de plus en plus risqué. Physiquement, moins
- comme judiciairement.
Une fin de récoltes bien difficile !
Malgré les évolutions climatiques, çà n’est pas sur novembre-décembre que la terre ressuie vite…
Donc retards de récolte et pertes par excès d’humidité pendant toute la fin de leur cycle
ce qui n’a donné pour plusieurs légumes que des rendements « bien moyens ». Côté préparations de sol, c’était bien sûr « très » juste, mais comme il n’y avait pas de retards dans les semis d’engrais vert et buttages après récolte, y’a pas eu de « cata » supplémentaire.
Mais on a subi
- plusieurs petites récoltes en plein champ
- du gel destructif en décembre sous abri
« Quand on a la vente »… c’est quand même rageant !

Et l’année sur la ferme s’est terminée par une bonne nouvelle pour l’avenir : après le vote d’une résolution par le conseil municipal, l’enquête publique s’est déroulée

et la commissaire-enquêteur a donné un avis positif : la petite desserte agricole terreuse
- qui permet l’accès à nos parcelles et notre bâtiment,
- que la commune n’entretient pas sérieusement,
- qui décourage certains camionneurs,
- qui rend périlleuses les grosses expéditions, ou livraisons (racines d’endives du groupement Pas Chicon Que Cha)
sera vendue à Matthieu, qui est très content des perspectives de confort de travail que cela va amener.
Après avoir modifié – à ses seuls frais – en 2019 le carrefour communal pour autoriser aux poids lourds un virage fiable, il pourra « librement » – puisque « chez lui » – investir un certain nombre de billets de 1 000 euros pour transformer la desserte en voie carrossable sécurisée. « Un petit pas pour les travailleurs, un grand pas pour la ferme ! » aurait dit Armstrong, (celui qui marchait sur la lune et jouait de la trompette en gagnant de nombreux tours de France…)
« Morale de l’histoire »
La destruction de la démocratie écologique demandée par « la groin dustrie » dès l’été 2017 et mise en œuvre – avec obstination et délectation – depuis bientôt deux quinquennats pleins (tentative de suivi ICI sur notre site) commence à porter ses « fruits » et se ressentir sur les terrains.
Collectivement, dans la société, et face à ses institutions, nous en revenons vers la situation et aux rapports de force d’il y a quasi un demi siècle : ils peuvent ne pas avoir tort ceux qui s’attristent de notre échec collectif.
Et pourtant…
« Nous aurions pu, nous avions les connaissances, l’intelligence, le nombre et la force (pas toujours). Nous avons failli bien habiter la planète. Nous aurions pu, nous aurions dû… »
La ferme et l’équipe prêts pour 2026 !
1/ Décidément en Bio !
La rotation des cultures sous abris permise par la construction des 5 bi-tunnels, l’aménagement d’une parcelle, la maîtrise des semoirs acquis d’occasion la même année 2023 ont permis de diversifier sereinement la gamme vendue à BioàPro. Et contribué à l’évolution du chiffre d’affaire.
Le passage cette année 2026 de la rotation culturale de plein champ dans la parcelle drainée en 2024 et la mise en service probable de matériels de binage anciens en cours d’adaptation devraient favoriser la production à venir.
Avec l’appui de la sécurisation des débouchés amenée par
- la détermination de la coopérative BioàPro qui contractualise avec ses clients sur plusieurs années
- la fidélité de nos amapiens
- les ventes en magasin qui se développent
- de nouveaux débouchés qui apparaissent.
Et la motivation de toute l’équipe 2025 qui a renouvelé son bail.
Mais toute charge mentale ne s’envole pas pour autant.
2/ Se raccrocher aux branches !
du vieux JSB, puisqu’elles ont toujours des feuilles.
pour un grand voyage-découverte au pays des Goldberg et retour[1]merci Bruno !. Sans kérosène détaxé.
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| ↑1 | merci Bruno ! |
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